expo : Cluny, 1120 Au seuil de la Major Ecclesia

Cette exposition est organisée par le Musée de Cluny en partenariat avec le Musée d’art et d’archéologie de Cluny (Bourgogne).

Chef-d’œuvre de l’art roman, l’abbatiale de Cluny III a marqué l’apogée de l’ordre clunisien. Cette exposition met en lumière un élément architectural majeur de cet édifice : son grand portail.

« La Major Ecclesia » tel était le nom que l’on donnait au moyen Age à cette abbatiale édifiée de 1088 à 1130, car elle était la  plus grande église de lachrétienté jusqu’à la reconstruction de Saint-Pierre de Rome, quatre siècles plus tard.

Le grand portail, sculpté et assemblé dans les années 1110-1120, figure parmi les plus grandes réalisations de la sculpture monumentale en Bourgogne. Il mesurait  5,60 m de large et 3,25 m de hauteur. Son tympan était sculpté dans un bloc monolithe.
Suite à la Révolution française, la basilique a été vendue comme bien national et  est devenue une carrière de pierres et le portail a été démoli à l’explosif le 8 mai 1810 et complètement démantelé.

Aujourd’hui il ne reste plus  que les bras Sud du grand et du petit transept, ainsi que le clocher de l’Eau bénite, qui coiffe le croisillon sud du grand transept.

source de  la photo :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4e/Clocher_abbaye_cluny_1.JPG

L’exposition assez courte, commence par une reconstitution en 3 D du grand portail pour permettre au visiteur de mieux comprendre sa composition, son iconographie, sa mise en couleur et sa place dans l’espace de la Grande Église.

Dans une seconde salle, on peut voir les quelques traces iconographiques de ce qu’était Cluny III. Puis les dessins et relevés de l’archéologue américain Kenneth John Conant lors des  fouilles réalisées   entre 1928 et 1950 . Ces fouilles ont été financées par la Medieval Academy of America en échange de la publication d’un ouvrage de synthèse consacré à Cluny III. Conant le publiera en 1968 ! Il reconstitue  le tympan dans sa chambre sur un tracé à la craie sur le sol, sur lequel il dispose les fragments qu’il a retrouvé. L’ensemble de ses découvertes, corquis, photographies, etc forme aujourd’hui le fonds Conant au musée d’art et d’architecture de Cluny.

Ces découvertes ont été largement complétées par les  6 000 fragments retrouvés lors des fouilles de l’avant-nef en 1988-1989.

Tout ceci  fait aboutir le visiteur dans une dernière salle ou une partie du portail a été reconstituée : les fragments les plus significatifs ont été disposés dans une structure monumentale (7 mètres de hauteur) qui sera présentée ensuite de façon permanente au Musée d’art et d’archéologie de Cluny.

Quelques uns des fragments retrouvés sont présentés : Saint Pierre (conservé à Rhode Island) , l’aigle de Saint-Jean (musée du Louvre)  , ainsi que plusieurs têtes issues de collections privées.

Conclusion : Une petite exposition à voir et pour compléter si on ne connait pas le musée de Cluny on peut poursuivre la visite car il y a de la matière à découvertes, notamment les tapisseries de la Dame à la Licorne.

informations pratiques  :

l’exposition a lieu jusqu’au 2 juillet 2012
Musée de Cluny – musée national du Moyen Âge
6, place Paul Painlevé
75005 Paris
01 53 73 78 16

Pour les enfants un livret-jeu de l’exposition « Cluny 1120 » est disponible  à l’accueil du musée

L’ensemble des animations du musée est consultable en ligne sur le site du musée.

Le site du musée propose des ressources en ligne sur ses collections permanentes.

Précision utile l’entrée du musée et de l’exposition est gratuite pour les enseignants munis du Pass Education

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Paris métropole 2020 : expo permanente au Pavillon de l’Arsenal/


Au pavillon de l’arsenal (près de la garde d’Austerlitz, métro Sully-Morland) : une nouvellle exposition permanente est visible  Paris métropole 2020.

On peut d’une part parcourir l’histoire de l’architecture de Paris avec une très grande frise chronologique illustrée depuis le moyen Age à aujourd’hui.
Une grande maquette de la ville est aussi visible ainsi que celle du quartier des Batignolles avec toutes les transformations en cours et en projet.

Le clou de cette exposition permet de montrer les projets sur une maquette téléchargeable qui s’affiche dans Google earth sur un écran géant que l’on peut manipuler soi-même. C’est assez saisissant !

Différentes ressources sont accessibles en ligne :

– la présentation de la maquette et de son montage :

http://www.parismetropole2020.com/evenement/

– la présentation de l’expo permanente

http://www.pavillon-arsenal.com/expositions/permanente.php

– des vidéos pour une visite guidée de paris

http://www.pavillon-arsenal.com/videosenligne/collection-3.php

 

On peut venir avec une classe, une visite gratuite de l’exposition permanente (la chronologie ) est possible.

Il faut contacter pour réserver le 01 42 76 31 22

mail : infopa@pavillon-arsenal.com

la basilique de Saint Denis : nécropole des rois de France

La basilique de Saint Denis est célèbre par le rôle de Suger lors de sa construction mais aussi par sa fonction de nécropole royale.

La visite guidée est vraiment passionnante, assez longue (presque 2h) mais on traverse le temps depuis la crypte avec la chapelle carolingienne d’Hilduin jusqu’au XIXè siècle avec les restaurations de Viollet le Duc.

Les photos prises au cours de cette visite sont en ligne sur Cliopohotos et sont indiquées au fur et à mesure de cette courte présentation, leurs commentaires en sont le complément.

 L’édifice religieux 
L’église s’élève sur l’emplacement d’un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de saint Denis martyrisé vers 250 avec ses compagnons Rustique et Eleuthère. Lieu de pélerinage elle est est construite au Vè siècle, en 639, le roi Dagobert est le premier roi franc à avoir sa sépulture dans la basilique de Saint-Denis. Pépin le bref s’y fait sacrer roi en 754

On peut voir encore la crypte carolingienne, vestige de l’édifice consacré par Charlemagne en 775, le chevet de Suger, et la partie reconstruite, au temps de Saint Louis, dont le [transept->http://cliophoto.clionautes.org/picture.php?/3404/category/405%5D, d’une ampleur exceptionnelle, était destiné à accueillir les tombeaux royaux.
La nef actuelle est achevée au XIIIè siècle, on utilise arc-boutants et contreforts.

En 1793, les révolutionnaires s’attaquent aux symboles de la monarchie mais la basilique échappe à la destruction totale. En 1806, Napoléon Ier ordonne la restauration du bâtiment. Puis Louis XVIII restitue à l’abbatiale son rôle de nécropole. Les travaux de restauration se poursuivent tout au long du XIXe siècle et sont dirigés par les architectes Debret puis Viollet-le-Duc à partir de 1846.

En 1966, la basilique devient cathédrale, nom dérivé de « cathedra ”, siège de l’évêque qui s’y trouve.

 La nécropole royale
Avec plus de soixante-dix gisants et tombeaux monumentaux, la nécropole royale de la basilique s’impose aujourd’hui comme le plus important ensemble de sculpture funéraire du XIIe au XVIe siècle.

Quelques Mérovingiens et Carolingiens furent inhumés dans la basilique, comme Charles Martel, Pépin le Bref ou Charles le Chauve.

C’est à partir de Hugues Capet que les souverains y furent systématiquement inhumés à quelques exceptions près.

Louis IX (saint Louis) qui n’aura de cesse de renforcer le caractère de nécropole royale de la basilique, notamment par sa commande, vers 1263, d’une série de 16 gisants (il en reste 14 aujourd’hui dont Philippe le hardi.

Un groupe de gisants est remarquable ,[celui des Valois avec les changements dans la manière de représenter les souverains : voir Charles V– . On y trouve aussi Bertrand Du Guesclin.

A cette époque on commence à embaumer les corps des souverains et apparaissent les gisants d’entrailles et les gisants de coeur.

Alors que les corps royaux des souverains médiévaux et de la Renaissance étaient inhumés, directement, sous les monuments sculptés  François 1er ou Henri II et Catherine de Médicis, les Bourbons, dès Henri IV, furent inhumés dans la partie centrale de la crypte aménagée en caveau des Bourbons. Tous ces souverains reposaient dans de simples cercueils de plomb entourés de bois.
C’est ce plomb qui a causé leur destruction pendant la Révolution : on en avait besoin pour fondre des armes.

Pendant la révolution tous les tombeaux ont été ouverts et les ossements exhumés rassemblés dans deux fosses communes à l’extérieur de la basilique. Louis XVIII les a fait regrouper dans 2 ossuaires situés dans la crypte de la basilique. De grandes plaques donnent la liste de tous ceux dont les restes sont ici.

Des tombeaux non présents dans la basilique au moment de la Révolution sont aussi rapportés ici comme :
Clovis et Childebert
Frédégonde

Ressources en ligne 

– la liste des gisants et le plan

Le dossier de presse  sur le site tourisme93 est très complet et correspond au contenu de la visite guidée que l’on peut suivre.

– Pour avoir des détails sur les différents tombeaux, consulter une base de données « Patrimoine de France » qui a été réalisée à partir des bases du ministère de la cultureMérimée  et Palissy. Cette base « Patrimoine de France » a l’avantage de regrouper en deux pages l’essentiel des liens utiles !
pour les sculptures
pour les marbres
 Renseignements pratiques

–  Coordonnées : 
Basilique de Saint-Denis
1, rue de la Légion d’Honneur
93200 Saint-Denis
tél : 01 48 09 83 54
fax : 01 48 09 83 66

– Horaires sous réserve 

Ouvert toute l’année
1er avril au 30 septembre, 10h à 18h15, dimanche 12h à 18h15
1er octobre au 31 mars, 10h à 17h15, dimanche 12h à 17h15
Dernier accès 30 mn avant la fermeture

Fermé
1er janvier, 1er mai, 25 décembre
pendant certains offices religieux

– Autres informations : 

Pour les visites avec des scolaires

– Pour plus de précision, voir le site du Centre des Monuments nationaux