Le musée de l’histoire de l’immigration

La Cité nationale de l’Histoire de l’immigration vient de changer de nom . Appelée depuis le 10 octobre 2007 « Cité nationale de l’Histoire de l’immigration » cette cité est devenue un « musée ».

Qu’est-ce-que ce  lieu ?

C’est l’ancien musée des arts d’Afrique et d’Océanie dont les collections ont été transférées au musée du Quai Branly. Le bâtiment est classé monument historique et de style Art Déco

jpg_facade-porte-doree Sur le site internet on trouve les missions qui lui sont attribuées :

« L’établissement public de la Porte Dorée – Cité nationale de l’histoire de l’immigration est chargé de rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle et de contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et de faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France. »

Ainsi que la présentation du nouveau logo : « Le Musée, lieu de vie et de rencontres, préserve et diffuse la mémoire et l’histoire de l’immigration en France. Le nouveau logo, renforce l’identité du Musée en l’ancrant dans un lieu connu, le Palais de la Porte Dorée, dont il reprend la façade stylisée. »

Vaste programme ! com-musee Et bien ce qui est actuellement accessible au public, sur place et en ligne est un ensemble de ressources et de réflexions qui doivent permettre de réaliser ces missions !

Que peut-on voir ?

On commence le parcours par le « prologue » avec des cartes projetées.
Elles permettent d’avoir des repères chronologiques et démographiques autour de 3 thèmes :

- les grandes migrations mondiales de la fin du XIXè siècle à nos jours
- les migrations vers la France
- les régions d’installation des migrants en France.
Ces cartes sont d’ailleurs en ligne .

L’exposition permanente, intitulée « repères » permet de découvrir l’histoire de l’immigration en France depuis le XIXè siècle.
On peut parcourir ainsi 9 séquences organisées selon 3 grands thèmes. A chaque fois de grandes tables chronologiques lumineuses apportent de nombreuses informations chiffrées et un éclairage historique.

Le contenu de ces tables est en ligne.

– La première partie relate l’expérience de l’immigration et présente les raisons du départ, le choix de la France, le voyage, la confrontation avec l’Etat et l’opinion publique. Des colonnes de couleurs permettent de découvrir des immigrés venus en France avec des objets qui leur ont appartenu, parfois un témoignage filmé. Chacun traite des raisons du départ, du choix de la France, des savoirs et savoir-faire qu’ils ont emmenés avec eux. Portugal, Inde, Maroc, Viet nam, Italie, Espagne … sont les pays d’origine de ces témoins.

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On peut en suivre certains tout au long de l’exposition comme Baptista de Matos.
De nombreuses caricatures illustrent par exemple la partie intitulée « terre d’accueil, France hostile », mais c’est dans cette partie qu’on trouve le parcours de Marie Curie de sa Pologne natale au transfert de ses cendres au Panthéon !

– Une deuxième partie traite des lieux de vie, du travail, de l’école, de la participation aux luttes collectives, de l’acquisition de la nationalité française, du sport… Des oeuvres d’art sont intégrées au parcours comme l’installation « Climbing down » de Barthélémy Toguo faite de lits superposés et de sacs multicolores, ou les photographies des « voitures cathédrales » de Thomas Mailaender. Des marionnettes représentant des personnages « typiques » sont présentes dans la partie « la crainte de l’autre » : la femme bretonne, la gitane, le nègre … Les lieux de vie montrent à la fois les foyers, le bidonville des Portugais à Champigny, la maison russe de Ste Geneviève des Bois et les immeubles HLM construits dans les années 60-70. Une partie sur les lieux de vie des immigrés favorisés a été ajoutée.
Les sports passant d’une pratique « entre-soi » à une pratique dans les équipes françaises ne sont pas oubliés.

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– La troisième et dernière partie porte un éclairage sur les apports successifs de cultures d’origines très diversifiées au travers de la langue, des pratiques religieuses, des arts, de la littérature, de la musique mais aussi autour des objets de la vie quotidienne. Artistes, écrivains devenus célèbres sont évoqués de Chopin à Goscinny en passant par Joséphine Baker …

On peut à la fin de cette partie lever la tête pour voir suspendus des objets devenus « patrimoine » ou des objets et plats devenus familiers en France aujourd’hui et en découvrir l’origine sur des écrans tactiles.

A chaque fois comme j’ai essayé de le montrer au fur et à mesure, les documents exposés sont très variés : objets, photographies, affiches, caricatures, films,oeuvres d’art, témoignages que l’on peut écouter tout au long du parcours grâce à un audio-guide, chansons

Enfin un prolongement est réalisé avec la « galerie des dons » : chaque visiteur peut contribuer à cette collection en faisant un don ou un prêt. Chaque dépôt est accompagné d’un témoignage. L’objet, l’archive, le document, déposé devient alors un élément des collections du musée. La galerie des dons fait « entrer au musée » des histoires, des photos ou des objets souvent transmis de génération en génération. Actuellement on peut par exemple voir la truelle du père de François Cavanna.

Quelle exploitation avec des élèves ?

Depuis 2 ans avec mon collège situé dans la Marne, nous emmenons les 3è une journée entière sur ce lieu : une demie journée est consacrée à la visite (avec un questionnaire d’exploration) du bâtiment proprement dit dans le cadre de l’HDA (Histoire de Arts) , la seconde demie journée est réservée à un parcours avec questionnaire dans l’exposition permanente dans le cadre du cours d’histoire.
Deux heures pour chacun des thèmes et s’il ne pleut pas, on va jusqu’au bord du lac Daumesnil pour leur montrer le cadre de l’exposition coloniale de 1931.

Quelles ressources peut-on trouver en ligne ?

Elles sont très abondantes :

L’adresse du site : http://www.histoire-immigration.fr/

J’y ai exploré une grande partie des ressources et j’ai sélectionné celles qui peuvent intéresser les enseignants :

– une présentation de l’exposition permanente    attention celle-ci a été modifiée en juillet 2014 et les documents à destination des enseignants ne sont toujours pas actualisés au 4 décembre 2014.

– les textes des tables chronologiques

– les témoignages qui sont présents tout au long de l’exposition et qu’on n’a pas le temps d’écouter.

– des dossiers thématiques Confiés à des chercheurs, ces dossiers apportent des éclairages sur différents aspects de l’histoire de l’immigration en France : groupes nationaux, modes de vie, événements fondateurs, culture, luttes, travail, …

– des repères sur les enjeux contemporains : on peut y accéder sur place aussi dans un espace qui leur est dédié.

– l’espace pédagogique proprement dit. et bien sûr des documents destinés aux enseignants de primaire, collège et de lycée avec des parcours pédagogiques pour une visite autonome téléchargeables, modulables. On trouve même un parcours sur le bâtiment Art Déco.

Bref une mine d’informations qui permet à chacun en complément d’une visite, ou sans se déplacer d’accéder à des ressources vraiment très riches.

A ne pas oublier : la médiathèque Abdelmalek Sayad, vaste, agréable et déjà riche de documents. elle est ouverte depuis le milieu de l’année 2009. jpg_mediatheque

Conclusion :

Si vous avez le temps venez découvrir sur place tout cet ensemble.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, les ressources en ligne sont accessibles et elles doivent être encore enrichies.

Expo : Xavier Josso, un artiste combattant dans la Grande Guerre

Une exposition de dessins se déroule jusqu’au 29 mars 2014 dans une bibliothèque de Paris, la bibliothèque Germaine Tillion à côté du cimetière de Passy (métro Trocadéro).

Il s’agit de ceux d’un soldat,  Xavier Josso  qui a 20 ans en septembre 1914 lorsqu’il est mobilisé. Il vient d’achever ses études à l’ Ecole des arts décoratifs. En décembre, il est envoyé sur le front de l’Argonne, dans un endroit particulièrement hostile, le bois de la Gruerie. Commencent pour lui cinq longues années de guerre au front puis d’occupation en Allemagne. Il n’est démobilisé qu’en septembre 1919.

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Il a envoyé à sa famille ses dessins régulièrement , destinés selon lui « à un fond de tiroir ». C’est un  témoignage en image, au trait, à l’encre, au crayon, au pastel, aux crayons de couleur, parfois sur des supports de récupération.
Sa famille les a confiés au Musée de la Grande Guerre de Meaux et une partie d’entre aux sont présentés ici.

La première partie de l’exposition présente l’artiste et son parcours. Il est décédé en 1983.

La seconde partie est entièrement constituée de ses dessins.
On a ainsi une vue de la vie quotidienne du soldat, « donnant chair » à cette période de l’histoire, en particulier pour les plus jeunes : l’uniforme, la vie dans la tranchée : le ravitaillement, les loisirs, les poux, mais aussi le combat.

Une conférence illustrée, présentée par  sa fille et son gendre aura lieu à la bibliothèque, jeudi 6 mars.affiche_conf_josso

expo : Paris 14/18 la guerre au quotidien

Cette exposition lieu jusqu’au 15 juin 2014, à la galerie des bibliothèques de Paris, rue Mahler  à deux rues du musée Carnavalet :
« L’exposition restitue la vision de Paris pendant le conflit, à travers un reportage inédit d’un photographe peu connu, Charles Lansiaux (1855-1939). Chaînon manquant entre Atget et Doisneau, Lansiaux est un documentariste à la fois scrupuleux et plein d’humour. Habile à capter les regards, les signes et les gestes, il offre une image étonnamment vivante des rues de Paris il y a un siècle. »
Ce photographe a vendu ses photos à la Bibliothèque historique de la ville de Paris , au fur et à mesure et il a rédigé des commentaires personnels, on peut les lire en rouge sous chacune des photographies.
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Pour ceux qui ne peuvent pas s’y rendre , des documents sont en ligne :
– une vidéo de présentation qui donne un très bon aperçu de ce qu’on peut voir dans cette exposition
Comment les Parisiens ont-ils vécu la Grande…
– la présentation de l’exposition

Le pavillon de l’Ermitage, une « folie » parisienne.

Dernier élément du domaine de Bagnolet, ancienne propriété de la duchesse d’Orléans, le pavillon de l’Ermitage est aujourd’hui la seule folie parisienne de style Régence encore existante.

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Quelques dates :

12 mars 1719, la duchesse d’Orléans, épouse du régent Philippe d’Orléans achète le domaine de Bagnolet, dont elle fait sa villégiature.

1719-1735 : Elle agrandit et décore le château et son parc (80 ha.
Dans le parc elle fait édifier 3 pavillons d’agrément dont l’Hermitage (ou Ermitage). La décoration intérieure se compose de peinture murales en grisaille, attribuées à Jean Valade (voir photo)et style régence. Dépourvu d’huisseries et non chauffé l’Ermitage est un bâtiment d’agrément, utilisé seulement à la belle saison.

1749-1769 : En 1761, le petit-fils de la duchesse, Louis-Philippe, décore l’Ermitage à la mode de l’époque. Il en reste les peintures murales du salon, réalisées selon le goût à la grecque (début du néo-classicisme).

1769 : le domaine est vendu, puis morcelé.

Au cours du siècle suivant le pavillon et son parc (11600 m2) change de propriétaires (baron de batz, François Pomerel)et est vendu à l’Assistance Publique.

Au XXè siècle :

Il fera partie de l’hospice Debrousse jusqu’en 1972 où il sera rattaché au centre d’action Sociale de la Ville de Paris à qui il appartient toujours.Il a été restauré en 1987 et ouvert au public en 2005 par l’association des Amis de l’Ermitage.

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Que peut-on y voir ?

Un salon, le vestibule ovale et son cabinet adjacent.

Du décor d’origine il reste trois peintures murales en grisaille qui représentent 3 ermites dont saint Venert et Ste Azelle. La décoration néoclassique du salon Nord, en trompe-l’oeil est quasiment comme en 1761.

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La muséographie retrace en 6 panneaux l’histoire des lieux, l’évolution du bâtiment et sa décoration.

Des expositions temporaires sont organisées.
En ce moment et jusqu’au 15 décembre 2013 : « De la vigne aux barricades. Charonne et l’Est parisien 1850-1880 »

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Renseignements pratiques

adresse :

148 rue de Bagnolet
75020 Paris
tel 01 40 24 15 95

pour s’y rendre :
Métro : porte de Bagnolet ( à deux stations du Pére Lachaise)
bus 76 (arrêt Bagnolet/Pelleport)
Tram : Porte de Bagnolet.

Les périodes d’ouvertures

Elles ne sont pas nombreuses, il faut prévoir :
L’Ermitage est fermé au public des vacances de Noël à début mars ainsi qu’au mois d’août (sauf visites guidées sur RV)
Du 7 mars  au 15 décembre 2013  : du jeudi au dimanche; de septembre à décembre : du vendredi au dimanche.

Tarifs :
plein tarif : 3€
tarif réduit (dont les enseignants) : 2€

visites guidées :

Il y a des possibilités de visites guidées sur RV pour des groupes : soit seulement l’Ermitage (8€) , soit l’Ermitage et le « village » de Charonne situé juste à côté : village, église et cimetière (11€). Je n’ai pas fait cette visite mais j’en ai parlé avec le directeur Rémi Rivière (qui gère aussi la Tour jean sans Peur) et cela m’a semblé intéressant.
Cette visite serait possible pour des élèves de 4è, à organiser avec lui.

D’autres visites guidées sont  proposées  sur le site du pavillon.

Léonard de Vinci, projets, dessins, machines : exposition à la Cité des sciences

L’exposition depuis le mois d’octobre 2012 et jusqu’au 18 août 2013, est construite autour de la collection de maquettes de machines du Museo Nazionale della Scienza e della Technologia de Milan. Ces 40 maquettes ont été créées dans les années 1950 à partir des dessins de Léonard. Aujourd’hui, des chercheurs étudient aussi la nature avec attention et s’en inspirent pour créer machines et matériaux nouveaux, reprenant à leur compte la démarche intuitive de Léonard.

L’exposition est organisée autour des thèmes suivants :
– Introduction : des écrans permettent de visualiser le contexte et l’oeuvre de Vinci. L’inconvénient est qu’il y a 4 écrans et que l’accès en est difficile si les visiteurs sont nombreux. Heureusement c’est en ligne sur le site !

– Transformer le mouvement : on peut par exemple voir la maquette de la grande grue à contrepoids dessinée par Léonard à partir des observations qu’il a faites sur le chantier de la cathédrale de Florence par Brunelleschi.
Dans cette partie se trouve une « table multitouch » où l’on peut observer certaines pages des manuscrits de Léonard.

– Préparer la guerre : Architecte et ingénieur militaire pour Cesare Borgia, Vinci dessine  de nombreuses armes et dispositifs militaires.

– S’inspirer du vivant : La bioinspiration est une nouvelle discipline scientifique  qui  renvoie à une idée lumineuse de Léonard de Vinci : puiser des solutions techniques dans la Nature. On peut découvrir des projets actuels tels que le Smartbird, inspiré du vol du goéland;  le robot octave, inspiré de la vision et du vol de la mouche et de l’abeille; la soie de l’araignée dont les chercheurs essayent de reproduire les caractéristiques de manière industrielle; l’avion du futur qui utilise les caractéristiques de la peau de requin, de la feuille de lotus … er enfin le robot Angels qui reproduit la nage de l’anguille .

– Imaginer le vol :  Léonard réalise plusieurs études sur le vol. Les ailes mécaniques qu’il dessine transposent ses observations sur le vol des oiseaux.

– Améliorer la fabrication : À Milan, Léonard fait du textile l’un de ses champs d’étude privilégiés, cherchant à résoudre les problèmes pratiques qu’il observe : fabrication des cordes ou du feutre, bobinage, cardage. Il améliore les procédés existants notamment en les automatisant.

Il conçoit aussi des fêtes et des spectacles, depuis la machinerie jusqu’aux costumes et aux lumières : on eut voir une maquette de scène (en panne en ce mois de juillet)

– Unifier le savoir :  Cette dernière partie permet d’avoir une vision très large et thématique du contenu de ses carnets dont une partie se trouvent en France.

L’ensemble des ressources mises en ligne sur le site de la Cité des sciences est très complet :

– de nombreuses animations visibles dans l’exposition sont en ligne, un parcours sonore pour smartphone est téléchargeable et sur la même page les fichiers sons et textes de ce parcours.

un carnet de visite en famille est téléchargeable et disponible à l’entrée de l’exposition.

Un jeu en ligne pour les CM et 6-5è « De simples machines ».

Il faut compter environ deux heures si on veut regarder l’ensemble des animations proposées. Cette exposition est accessible aux plus jeunes car très visuelle et conviendra à toute la famille. De plus, en ces temps de vacances estivales, la cité des sciences ne semble pas trop fréquentée, ce qui permet un meilleur accès aux différentes animations multimédias de cette exposition.

Pour trouver les informations pratiques :

Le site de l’exposition

La Tour Saint Jacques ouverte au public cet été.

Depuis début juillet 2013 et jusqu’au 15 septembre 2013, la Tour saint Jacques est ouverte au public pour des visites !
Ces visites sont gérées par les Amis de la Tour Jean sans Peur et ne peuvent se faire que sur réservation dans la limite de 17 personnes !
Pour avoir les modalités de réservation, un mini-site est en ligne.

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Un peu d’histoire :

La Tour Saint Jacques est le seul reste de l’église Saint Jacques de la Boucherie.L’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie est consacrée en 1415. À la fin du XVe s., l’église est terminée mais sans nouveau clocher. Les travaux débutent en 1509 et prennent fin pour la Noël 1523.
A la Révolution, l’église est vendue comme bien national mais le clocher n’est pas détruit. Son emplacement en plein centre de Paris était un lieu de guet, par exemple pour les départs de feux.
En 1824, un industriel achète la tour pour y implanter une fabrique de plombs de chasse à l’anglaise, qui perdure jusqu’en 1842.
La Ville de Paris en redevient propriétaire en 1850, le socle de la tour date de cette époque. Les abat-sons des baies sont remplacés par des vitraux, transformant ainsi le clocher de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie en tour Saint-Jacques. On peut d’ailleurs lire les noms des restaurateurs sur les baies au second niveau de la tour sous le clocher.
La tour a une utilisation scientifique avec l’installation de l’observatoire municipal de météorologie de Montsouris à la fin du XIXè siècle. les météorologues y auront même un logement au premier niveau.
On raconte que Blaise Pascal y aurait fait des expériences mais c’est incertain.Par contre une statue de celui-ci se trouve en bas de la tour sur le socle.

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Différentes restaurations ont eu lieu (milieu du XIXè siècle, d »but du XXè siècle) dont la dernière entre 2006 et 2013 a permis l’ouverture au public.

L’édifice :

La tour fait 54 m de hauteur et il faut gravir environ 300 marches pour arriver au sommet.
La décoration est du style gothique flamboyant

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Les statues sont quasiment toutes des copies car elles étaient très endommagées par la pollution et les pluies acides.

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On peut observer de petits personnages sur les voussures, tel que celui-ci :

P1040693Le 1er niveau de la tour servait de refuge pour les indigents protégés par l’Eglise. On y trouve aujourd’hui des moulages de sculptures dont se sont servis les restaurateurs.
Le second niveau visitable est situé sous le clocher, c’et là qu’était installée la fabrique de plombs de chasse.
Enfin le sommet de la tour; équipé de paratonnerres permet de voir Paris.

La vue de Paris :

Le visiteur, bien fatigué par la montée des marches peut alors découvrir des vues magnifiques de Paris.

La tour est quasiment à la croisée Nord-Sud et Est-Ouest et cette position permet une vue qu’on n’a pas ailleurs dans la ville.

Quelques exemples de ce que l’on peut voir :

la rue de Rivoli avec au loin la Défense.

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Le chantier de construction de la « canopée » du Forum des Halles

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L’île Saint Louis et l’île de la Cité

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Enfin une vue panoramique en direction du Sud.

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Le musée Curie

Dans le cadre des nouveaux programmes d’histoire de 3è, le thème  1, les grandes innovations scientifiques et sociales incite les enseignants à travailler sur des innovations médicales en particulier. Le musée Curie, situé dans les bâtiments de l’institut Curie,1 rue Pierre et Marie Curie, a fait peau neuve et après 2 ans de travaux, a réouvert en septembre 2012. L’espace muséogaphique nouvellement aménagé mérite qu’on s’y rende. Son financement a été assuré grâce entre autres à un don de la seconde fille des Curie, Eve qui est décédée en 2007.

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La visite commence avec une très grande tablette grâce à laquelle on peut consulter de très nombreux documents sur la vie  de Piere et marie Curie ainsi que leur fille Irène et son mari Frédéric Joliot, eux aussi titulaires d’un prix Nobel.
L’intitulé de cette partie est « la famille aux 5 prix Nobel »
Cette tablette « géante » est très bien quand on est peu nombreux, je ne sais pas ce que cela peut donner avec une classe. J’ai fait la visite avec une seule ado, nous étions seules dans le musée et c’était confortable.
Verdict de l’ado : c’est super.

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Le reste du musée, d’une petite taille est constitué de nombreux objets permettant de suivre Marie Curie dans ses découvertes et sans le livret (au moment où j’ai effectué  ma 1ère visite) l’ado a vite fait le tour !
Conclusion : le livret est indispensable pour une visite familiale. Pour une visite avec une classe il faut plutôt avoir le livret comme support mais ne pas tout faire faire sur place. On peut combiner une « exploration  » du musée avec ensuite un approfondissement à la maison ou en classe avec le livret comme support.

Que peut-on voir ?
La seconde partie : « Le radium entre mythe et réalité » permet de voir non seulement la découverte du radium mais aussi d’étonnants objets qui ont eu un grand succès avant qu’on ne mesure leur dangerosité et qu’ils soient interdits . On parle des « années folles du radium ». Celui-ci servait d’argument publicitaire pour des rasoirs, et autres objets de la vie courante. On vendait des réveils (avec les aiguilles luminescentes) des produits  cosmétiques dont les composants comportaient du radium sensé être bénéfique !

En 1937 il est classé comme poison et est supprimé de tous les produits cosmétiques.

La 3è partie du musée est le « laboratoire Curie, entre physique et chimie ».
Il s’agit du laboratoire (des années 30) de Marie Curie qui a été entièrement « décontaminé » et dont on peut  voir l’aspect austère tout en s’imaginant la chercheuse travaillant derrière sa paillasse.

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La dernière partie est consacrée à la Fondation Curie
Créée en 1921 elle comporte au départ un dispensaire situé juste à côté rue Lhomond.
Dans cette partie sont présentées les techniques de soin du cancer mises au point petit à petit par l’équipe de Marie Curie.

Définitivement interdit en 1976, le radium est remplacé par d’autres éléments radioactifs comme le cobalt 60, l’iridium 192 ou le césium 137.

Enfin est présentée la lutte contre le cancer avec les CLCC (Centres de Lutte Contre le Cancer) qui allient enseignement, recherche et soins. Ils étaient au nombre de 15 durant-l’entre-deux-guerres.
On peut terminer la visite par le jardin créé par Marie Curie en sortant par la porte du fond.
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Pour se rendre au musée : 

Le Musée Curie se situe au 1, rue Pierre et Marie Curie, dans le 5e arrondissement. RER B : Luxembourg. Métro ligne 7 : Place Monge.

Il est  ouvert du mardi au samedi de 13 h à 17h sauf en août, pendant les vacances de Noël et les jours fériés.
L’entré est gratuite mais on peut faire un don à la Fondation Curie.

Les groupes scolaires sont accueillis au musée sur réservation  à musee@curie.fr

La documentation accessible

– Sur place :
Les livrets sont disponibles au format papier, leur mise en ligne n’est pas prévue pour l’instant.
On a un livret pour les 8-12 ans : la couse au radium avec des activités-jeux à réaliser dans le lusée et d’autres en classe ou à la maison.
Le livret destiné aux 13-15 ans est un parcours-enquête qui ne peut  pas être fait autrement que sur place et qui doit pouvoir mobiliser l’attention souvent fugace des collégiens !
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Si on veut se documenter, on peut lire la biographie  Madame Curie, écrite par Eve Curie. C’est absolument passionnant et elle existe en poche.

On peut acheter au musée les Carnets du musée Curie

Il existe aussi une BD écrite par un dessinateur suisse : les vies de Marie Curie

– En ligne :
On peut aussi consulter quelques pages du site de l’Institut Curie et surtout une exposition virtuelle en ligne