Le musée de l’histoire de l’immigration

La Cité nationale de l’Histoire de l’immigration vient de changer de nom . Appelée depuis le 10 octobre 2007 « Cité nationale de l’Histoire de l’immigration » cette cité est devenue un « musée ».

Qu’est-ce-que ce  lieu ?

C’est l’ancien musée des arts d’Afrique et d’Océanie dont les collections ont été transférées au musée du Quai Branly. Le bâtiment est classé monument historique et de style Art Déco

jpg_facade-porte-doree Sur le site internet on trouve les missions qui lui sont attribuées :

« L’établissement public de la Porte Dorée – Cité nationale de l’histoire de l’immigration est chargé de rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle et de contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et de faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France. »

Ainsi que la présentation du nouveau logo : « Le Musée, lieu de vie et de rencontres, préserve et diffuse la mémoire et l’histoire de l’immigration en France. Le nouveau logo, renforce l’identité du Musée en l’ancrant dans un lieu connu, le Palais de la Porte Dorée, dont il reprend la façade stylisée. »

Vaste programme ! com-musee Et bien ce qui est actuellement accessible au public, sur place et en ligne est un ensemble de ressources et de réflexions qui doivent permettre de réaliser ces missions !

Que peut-on voir ?

On commence le parcours par le « prologue » avec des cartes projetées.
Elles permettent d’avoir des repères chronologiques et démographiques autour de 3 thèmes :

- les grandes migrations mondiales de la fin du XIXè siècle à nos jours
- les migrations vers la France
- les régions d’installation des migrants en France.
Ces cartes sont d’ailleurs en ligne .

L’exposition permanente, intitulée « repères » permet de découvrir l’histoire de l’immigration en France depuis le XIXè siècle.
On peut parcourir ainsi 9 séquences organisées selon 3 grands thèmes. A chaque fois de grandes tables chronologiques lumineuses apportent de nombreuses informations chiffrées et un éclairage historique.

Le contenu de ces tables est en ligne.

– La première partie relate l’expérience de l’immigration et présente les raisons du départ, le choix de la France, le voyage, la confrontation avec l’Etat et l’opinion publique. Des colonnes de couleurs permettent de découvrir des immigrés venus en France avec des objets qui leur ont appartenu, parfois un témoignage filmé. Chacun traite des raisons du départ, du choix de la France, des savoirs et savoir-faire qu’ils ont emmenés avec eux. Portugal, Inde, Maroc, Viet nam, Italie, Espagne … sont les pays d’origine de ces témoins.

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On peut en suivre certains tout au long de l’exposition comme Baptista de Matos.
De nombreuses caricatures illustrent par exemple la partie intitulée « terre d’accueil, France hostile », mais c’est dans cette partie qu’on trouve le parcours de Marie Curie de sa Pologne natale au transfert de ses cendres au Panthéon !

– Une deuxième partie traite des lieux de vie, du travail, de l’école, de la participation aux luttes collectives, de l’acquisition de la nationalité française, du sport… Des oeuvres d’art sont intégrées au parcours comme l’installation « Climbing down » de Barthélémy Toguo faite de lits superposés et de sacs multicolores, ou les photographies des « voitures cathédrales » de Thomas Mailaender. Des marionnettes représentant des personnages « typiques » sont présentes dans la partie « la crainte de l’autre » : la femme bretonne, la gitane, le nègre … Les lieux de vie montrent à la fois les foyers, le bidonville des Portugais à Champigny, la maison russe de Ste Geneviève des Bois et les immeubles HLM construits dans les années 60-70. Une partie sur les lieux de vie des immigrés favorisés a été ajoutée.
Les sports passant d’une pratique « entre-soi » à une pratique dans les équipes françaises ne sont pas oubliés.

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– La troisième et dernière partie porte un éclairage sur les apports successifs de cultures d’origines très diversifiées au travers de la langue, des pratiques religieuses, des arts, de la littérature, de la musique mais aussi autour des objets de la vie quotidienne. Artistes, écrivains devenus célèbres sont évoqués de Chopin à Goscinny en passant par Joséphine Baker …

On peut à la fin de cette partie lever la tête pour voir suspendus des objets devenus « patrimoine » ou des objets et plats devenus familiers en France aujourd’hui et en découvrir l’origine sur des écrans tactiles.

A chaque fois comme j’ai essayé de le montrer au fur et à mesure, les documents exposés sont très variés : objets, photographies, affiches, caricatures, films,oeuvres d’art, témoignages que l’on peut écouter tout au long du parcours grâce à un audio-guide, chansons

Enfin un prolongement est réalisé avec la « galerie des dons » : chaque visiteur peut contribuer à cette collection en faisant un don ou un prêt. Chaque dépôt est accompagné d’un témoignage. L’objet, l’archive, le document, déposé devient alors un élément des collections du musée. La galerie des dons fait « entrer au musée » des histoires, des photos ou des objets souvent transmis de génération en génération. Actuellement on peut par exemple voir la truelle du père de François Cavanna.

Quelle exploitation avec des élèves ?

Depuis 2 ans avec mon collège situé dans la Marne, nous emmenons les 3è une journée entière sur ce lieu : une demie journée est consacrée à la visite (avec un questionnaire d’exploration) du bâtiment proprement dit dans le cadre de l’HDA (Histoire de Arts) , la seconde demie journée est réservée à un parcours avec questionnaire dans l’exposition permanente dans le cadre du cours d’histoire.
Deux heures pour chacun des thèmes et s’il ne pleut pas, on va jusqu’au bord du lac Daumesnil pour leur montrer le cadre de l’exposition coloniale de 1931.

Quelles ressources peut-on trouver en ligne ?

Elles sont très abondantes :

L’adresse du site : http://www.histoire-immigration.fr/

J’y ai exploré une grande partie des ressources et j’ai sélectionné celles qui peuvent intéresser les enseignants :

– une présentation de l’exposition permanente    attention celle-ci a été modifiée en juillet 2014 et les documents à destination des enseignants ne sont toujours pas actualisés au 4 décembre 2014.

– les textes des tables chronologiques

– les témoignages qui sont présents tout au long de l’exposition et qu’on n’a pas le temps d’écouter.

– des dossiers thématiques Confiés à des chercheurs, ces dossiers apportent des éclairages sur différents aspects de l’histoire de l’immigration en France : groupes nationaux, modes de vie, événements fondateurs, culture, luttes, travail, …

– des repères sur les enjeux contemporains : on peut y accéder sur place aussi dans un espace qui leur est dédié.

– l’espace pédagogique proprement dit. et bien sûr des documents destinés aux enseignants de primaire, collège et de lycée avec des parcours pédagogiques pour une visite autonome téléchargeables, modulables. On trouve même un parcours sur le bâtiment Art Déco.

Bref une mine d’informations qui permet à chacun en complément d’une visite, ou sans se déplacer d’accéder à des ressources vraiment très riches.

A ne pas oublier : la médiathèque Abdelmalek Sayad, vaste, agréable et déjà riche de documents. elle est ouverte depuis le milieu de l’année 2009. jpg_mediatheque

Conclusion :

Si vous avez le temps venez découvrir sur place tout cet ensemble.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, les ressources en ligne sont accessibles et elles doivent être encore enrichies.

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Le pavillon de l’Ermitage, une « folie » parisienne.

Dernier élément du domaine de Bagnolet, ancienne propriété de la duchesse d’Orléans, le pavillon de l’Ermitage est aujourd’hui la seule folie parisienne de style Régence encore existante.

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Quelques dates :

12 mars 1719, la duchesse d’Orléans, épouse du régent Philippe d’Orléans achète le domaine de Bagnolet, dont elle fait sa villégiature.

1719-1735 : Elle agrandit et décore le château et son parc (80 ha.
Dans le parc elle fait édifier 3 pavillons d’agrément dont l’Hermitage (ou Ermitage). La décoration intérieure se compose de peinture murales en grisaille, attribuées à Jean Valade (voir photo)et style régence. Dépourvu d’huisseries et non chauffé l’Ermitage est un bâtiment d’agrément, utilisé seulement à la belle saison.

1749-1769 : En 1761, le petit-fils de la duchesse, Louis-Philippe, décore l’Ermitage à la mode de l’époque. Il en reste les peintures murales du salon, réalisées selon le goût à la grecque (début du néo-classicisme).

1769 : le domaine est vendu, puis morcelé.

Au cours du siècle suivant le pavillon et son parc (11600 m2) change de propriétaires (baron de batz, François Pomerel)et est vendu à l’Assistance Publique.

Au XXè siècle :

Il fera partie de l’hospice Debrousse jusqu’en 1972 où il sera rattaché au centre d’action Sociale de la Ville de Paris à qui il appartient toujours.Il a été restauré en 1987 et ouvert au public en 2005 par l’association des Amis de l’Ermitage.

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Que peut-on y voir ?

Un salon, le vestibule ovale et son cabinet adjacent.

Du décor d’origine il reste trois peintures murales en grisaille qui représentent 3 ermites dont saint Venert et Ste Azelle. La décoration néoclassique du salon Nord, en trompe-l’oeil est quasiment comme en 1761.

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La muséographie retrace en 6 panneaux l’histoire des lieux, l’évolution du bâtiment et sa décoration.

Des expositions temporaires sont organisées.
En ce moment et jusqu’au 15 décembre 2013 : « De la vigne aux barricades. Charonne et l’Est parisien 1850-1880 »

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Renseignements pratiques

adresse :

148 rue de Bagnolet
75020 Paris
tel 01 40 24 15 95

pour s’y rendre :
Métro : porte de Bagnolet ( à deux stations du Pére Lachaise)
bus 76 (arrêt Bagnolet/Pelleport)
Tram : Porte de Bagnolet.

Les périodes d’ouvertures

Elles ne sont pas nombreuses, il faut prévoir :
L’Ermitage est fermé au public des vacances de Noël à début mars ainsi qu’au mois d’août (sauf visites guidées sur RV)
Du 7 mars  au 15 décembre 2013  : du jeudi au dimanche; de septembre à décembre : du vendredi au dimanche.

Tarifs :
plein tarif : 3€
tarif réduit (dont les enseignants) : 2€

visites guidées :

Il y a des possibilités de visites guidées sur RV pour des groupes : soit seulement l’Ermitage (8€) , soit l’Ermitage et le « village » de Charonne situé juste à côté : village, église et cimetière (11€). Je n’ai pas fait cette visite mais j’en ai parlé avec le directeur Rémi Rivière (qui gère aussi la Tour jean sans Peur) et cela m’a semblé intéressant.
Cette visite serait possible pour des élèves de 4è, à organiser avec lui.

D’autres visites guidées sont  proposées  sur le site du pavillon.

Le musée Curie

Dans le cadre des nouveaux programmes d’histoire de 3è, le thème  1, les grandes innovations scientifiques et sociales incite les enseignants à travailler sur des innovations médicales en particulier. Le musée Curie, situé dans les bâtiments de l’institut Curie,1 rue Pierre et Marie Curie, a fait peau neuve et après 2 ans de travaux, a réouvert en septembre 2012. L’espace muséogaphique nouvellement aménagé mérite qu’on s’y rende. Son financement a été assuré grâce entre autres à un don de la seconde fille des Curie, Eve qui est décédée en 2007.

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La visite commence avec une très grande tablette grâce à laquelle on peut consulter de très nombreux documents sur la vie  de Piere et marie Curie ainsi que leur fille Irène et son mari Frédéric Joliot, eux aussi titulaires d’un prix Nobel.
L’intitulé de cette partie est « la famille aux 5 prix Nobel »
Cette tablette « géante » est très bien quand on est peu nombreux, je ne sais pas ce que cela peut donner avec une classe. J’ai fait la visite avec une seule ado, nous étions seules dans le musée et c’était confortable.
Verdict de l’ado : c’est super.

tablette

Le reste du musée, d’une petite taille est constitué de nombreux objets permettant de suivre Marie Curie dans ses découvertes et sans le livret (au moment où j’ai effectué  ma 1ère visite) l’ado a vite fait le tour !
Conclusion : le livret est indispensable pour une visite familiale. Pour une visite avec une classe il faut plutôt avoir le livret comme support mais ne pas tout faire faire sur place. On peut combiner une « exploration  » du musée avec ensuite un approfondissement à la maison ou en classe avec le livret comme support.

Que peut-on voir ?
La seconde partie : « Le radium entre mythe et réalité » permet de voir non seulement la découverte du radium mais aussi d’étonnants objets qui ont eu un grand succès avant qu’on ne mesure leur dangerosité et qu’ils soient interdits . On parle des « années folles du radium ». Celui-ci servait d’argument publicitaire pour des rasoirs, et autres objets de la vie courante. On vendait des réveils (avec les aiguilles luminescentes) des produits  cosmétiques dont les composants comportaient du radium sensé être bénéfique !

En 1937 il est classé comme poison et est supprimé de tous les produits cosmétiques.

La 3è partie du musée est le « laboratoire Curie, entre physique et chimie ».
Il s’agit du laboratoire (des années 30) de Marie Curie qui a été entièrement « décontaminé » et dont on peut  voir l’aspect austère tout en s’imaginant la chercheuse travaillant derrière sa paillasse.

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La dernière partie est consacrée à la Fondation Curie
Créée en 1921 elle comporte au départ un dispensaire situé juste à côté rue Lhomond.
Dans cette partie sont présentées les techniques de soin du cancer mises au point petit à petit par l’équipe de Marie Curie.

Définitivement interdit en 1976, le radium est remplacé par d’autres éléments radioactifs comme le cobalt 60, l’iridium 192 ou le césium 137.

Enfin est présentée la lutte contre le cancer avec les CLCC (Centres de Lutte Contre le Cancer) qui allient enseignement, recherche et soins. Ils étaient au nombre de 15 durant-l’entre-deux-guerres.
On peut terminer la visite par le jardin créé par Marie Curie en sortant par la porte du fond.
jardin

Pour se rendre au musée : 

Le Musée Curie se situe au 1, rue Pierre et Marie Curie, dans le 5e arrondissement. RER B : Luxembourg. Métro ligne 7 : Place Monge.

Il est  ouvert du mardi au samedi de 13 h à 17h sauf en août, pendant les vacances de Noël et les jours fériés.
L’entré est gratuite mais on peut faire un don à la Fondation Curie.

Les groupes scolaires sont accueillis au musée sur réservation  à musee@curie.fr

La documentation accessible

– Sur place :
Les livrets sont disponibles au format papier, leur mise en ligne n’est pas prévue pour l’instant.
On a un livret pour les 8-12 ans : la couse au radium avec des activités-jeux à réaliser dans le lusée et d’autres en classe ou à la maison.
Le livret destiné aux 13-15 ans est un parcours-enquête qui ne peut  pas être fait autrement que sur place et qui doit pouvoir mobiliser l’attention souvent fugace des collégiens !
livret

Si on veut se documenter, on peut lire la biographie  Madame Curie, écrite par Eve Curie. C’est absolument passionnant et elle existe en poche.

On peut acheter au musée les Carnets du musée Curie

Il existe aussi une BD écrite par un dessinateur suisse : les vies de Marie Curie

– En ligne :
On peut aussi consulter quelques pages du site de l’Institut Curie et surtout une exposition virtuelle en ligne

expo : Cluny, 1120 Au seuil de la Major Ecclesia

Cette exposition est organisée par le Musée de Cluny en partenariat avec le Musée d’art et d’archéologie de Cluny (Bourgogne).

Chef-d’œuvre de l’art roman, l’abbatiale de Cluny III a marqué l’apogée de l’ordre clunisien. Cette exposition met en lumière un élément architectural majeur de cet édifice : son grand portail.

« La Major Ecclesia » tel était le nom que l’on donnait au moyen Age à cette abbatiale édifiée de 1088 à 1130, car elle était la  plus grande église de lachrétienté jusqu’à la reconstruction de Saint-Pierre de Rome, quatre siècles plus tard.

Le grand portail, sculpté et assemblé dans les années 1110-1120, figure parmi les plus grandes réalisations de la sculpture monumentale en Bourgogne. Il mesurait  5,60 m de large et 3,25 m de hauteur. Son tympan était sculpté dans un bloc monolithe.
Suite à la Révolution française, la basilique a été vendue comme bien national et  est devenue une carrière de pierres et le portail a été démoli à l’explosif le 8 mai 1810 et complètement démantelé.

Aujourd’hui il ne reste plus  que les bras Sud du grand et du petit transept, ainsi que le clocher de l’Eau bénite, qui coiffe le croisillon sud du grand transept.

source de  la photo :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4e/Clocher_abbaye_cluny_1.JPG

L’exposition assez courte, commence par une reconstitution en 3 D du grand portail pour permettre au visiteur de mieux comprendre sa composition, son iconographie, sa mise en couleur et sa place dans l’espace de la Grande Église.

Dans une seconde salle, on peut voir les quelques traces iconographiques de ce qu’était Cluny III. Puis les dessins et relevés de l’archéologue américain Kenneth John Conant lors des  fouilles réalisées   entre 1928 et 1950 . Ces fouilles ont été financées par la Medieval Academy of America en échange de la publication d’un ouvrage de synthèse consacré à Cluny III. Conant le publiera en 1968 ! Il reconstitue  le tympan dans sa chambre sur un tracé à la craie sur le sol, sur lequel il dispose les fragments qu’il a retrouvé. L’ensemble de ses découvertes, corquis, photographies, etc forme aujourd’hui le fonds Conant au musée d’art et d’architecture de Cluny.

Ces découvertes ont été largement complétées par les  6 000 fragments retrouvés lors des fouilles de l’avant-nef en 1988-1989.

Tout ceci  fait aboutir le visiteur dans une dernière salle ou une partie du portail a été reconstituée : les fragments les plus significatifs ont été disposés dans une structure monumentale (7 mètres de hauteur) qui sera présentée ensuite de façon permanente au Musée d’art et d’archéologie de Cluny.

Quelques uns des fragments retrouvés sont présentés : Saint Pierre (conservé à Rhode Island) , l’aigle de Saint-Jean (musée du Louvre)  , ainsi que plusieurs têtes issues de collections privées.

Conclusion : Une petite exposition à voir et pour compléter si on ne connait pas le musée de Cluny on peut poursuivre la visite car il y a de la matière à découvertes, notamment les tapisseries de la Dame à la Licorne.

informations pratiques  :

l’exposition a lieu jusqu’au 2 juillet 2012
Musée de Cluny – musée national du Moyen Âge
6, place Paul Painlevé
75005 Paris
01 53 73 78 16

Pour les enfants un livret-jeu de l’exposition « Cluny 1120 » est disponible  à l’accueil du musée

L’ensemble des animations du musée est consultable en ligne sur le site du musée.

Le site du musée propose des ressources en ligne sur ses collections permanentes.

Précision utile l’entrée du musée et de l’exposition est gratuite pour les enseignants munis du Pass Education

expo : Reims capitale mérovingienne.

Une belle exposition se tient en ce moment et jusqu’au 29 juillet 2012 au musée St Remi à Reims. elle est intitulée « Reims capitale mérovingienne ». Elle est organisée à l’occasion du 1500e anniversaire de la naissance du royaume franc de Reims 512 – 2012

Quelques repères historiques : 

A la mort du roi Clovis, le 27 novembre 511, son royaume était partagé entre ses quatre fils selon la coutume des Francs.
Les trois fils de Clovis et de Clotilde, encore enfants, reçoivent le royaume d’Orléans pourClodomir, le royaume de Paris pour Childebert et celui de Soissons pour Clotaire.

L’aîné, Thierry, seul adulte de la fratrie et issu d’une première union entre Clovis et une princesse rhénane qui fut sa concubine, hérite de la part la plus importante ; le royaume ainsi modelé se compose des actuels Palatinat, Rhénanie, Luxembourg, Lorraine et Champagne auxquels est rattachée l’Auvergne !
Sous le nom de Thierry 1er (Théodoric), le nouveau roi, soucieux de s’inscrire dans la continuité historique de son père et de profiter du prestige qui s’y attache, choisit Reims comme capitale.

Le Musée Historique Saint-Remi de Reims et le Musée municipal de Saint-Dizier se sont associés pour présenter cette exposition, en collaboration avec l’Inrap, afin de commémorer la naissance de cette entité territoriale qui perdura sur une soixantaine d’années au long du VIe siècle.
Le musée St Remi renferme une collection mérovingienne importante , à celle-ci sont associées des découvertes récentes. En effet, en 2002, au sud-est de l’agglomération de Saint-Dizier, une fouille préventive de l’Inrap au lieu-dit « La Tuilerie », mit au jour trois riches tombes appartenant à la haute aristocratie franque du royaume de Reims !

L’exposition :
Elle se présente en deux parties, la première commence dans la salle mérovingienne du musée où les collections permanentes présentent des sarcophages, des objets de la vie quotidienne. pour plus de détails, voir les photos de la base académique de Reims 

La seconde partie, dans la galerie des arcs-boutants, présente les découvertes archéologiques de Saint Dizier.


Une reconstitution de chacune des trois sépultures est présentée. Les personnages sont montrés avec leurs vêtements, dans leur tombe, tels qu’ils étaient lors de leurs funérailles. A chaque fois, des informations précises sont apportées et des vitrines permettent de voir tous les objets authentiques qui formaient le mobilier des tombes.

On commence par « la dame de Saint Dizier », jeune femme d’environ 18 ans. Elle reposait dans un cercueil de chêne sur lequel étaient déposés une coupe, un flacon en verre, un bassin en bronze et une poterie. Elle avait des bijoux et son ADN prouverait qu’elle avait un lien de parenté avec le second personnage.

Le ‘jeune chef » était âgé d’une trentaine d’années, il était de grande taille car mesurait 1,82m. Son cercueil était déposé dans une chambre funéraire cloisonnée de planches. Il était habillé avec de riches accessoires vestimentaires, une panoplie d’armes  et son cheval était dans une fosse à proximité. Son épée par exemple, possède un double anneau en argent doré fixé sur le pommeau. Ces anneaux retrouvés dans de très riches tombes du VIè siècle  dans le Nord-Ouest de l’Europe symbolisent un lien d’homme à homme. les tombes royales n’en possèdent pas, l’anneau était donc réservé à une élite, rattachée à une autorité plus haute.

Le « patriarche » était inhumé de la même manière que le plus jeune. Agé d’une cinquantaine d’années, il avait des problèmes de santé (relatif embonpoint et diabete). Parmi les objets déposés autour de lui, on remarque un seau au riche décor en bronze gravé.

L »exposition s’achève par la conclusion permettant de rattacher ces tombes au faciès archéologique des tombesdites “de chefs francs” du début du VIe siècle.

Renseignements pratiques :

– Le musée St Remi est à Reims  au 53 rue Simon.
tél. :  03.26.35.36.90
Du lundi au vendredi de 14 h à 18 h 30.
Samedi et dimanche de 14 h à 19 h.
Accès depuis Paris Par l’A4
ou 45 min. en TGV à partir de la gare de l’Est.

– L’exposition est visitable par tous petits et grands, des livrets/découverte pour le jeune public sont donnés à l’entrée du musée (pour les plus de 4 ans (avec des observations et coloriages) et pour les plus de 10 ans (l’aide des parents est parfois bien utile).

– Pour avoir toutes les informations sur les animations, ateliers, conférences  prévus autour de cette exposition : pour les petits et les grands : un programme très riche est prévu jusqu’en juillet 2012.

Pour télécharger le livret de l’exposition

Visite guidée des thermes de Lutèce – par Anne Ernault

Le musée du Moyen Age, à Paris, propose une visite guidée des thermes pendant 1h30.

Les thermes sont resitués dans la Lutèce antique, mais avec des repères géographiques actuels.

Le frigidarium (la pièce froide), haut de ses 14 mètres, est la pièce la mieux conservée. Elle donne une vision de la taille des thermes provinciaux. La natatio (la piscine), des éléments de canalisation et les fenêtres sont encore visibles.

Des pièces épigraphiques, commentées simplement, permettent d’aborder la notion d’évergétisme.
La visite nous mène ensuite  sur les vestiges du caldarium (la salle chaude), de la palestre mais aussi, moins commun, dans les souterrains creusés sous la Montagne Sainte-Geneviève.

On pourra y observer une intéressante maquette en bois des thermes.

Durant le parcours, la guide fait une présentation précise des aspects techniques (hypocauste, parcours de l’aqueduc) mais fait aussi revivre le travail des employés techniques et l’ambiance des thermes antiques.

C’est donc une visite agréable et vivante qui nous immerge dans Lutèce.

A conseiller pour une sortie en famille ou pour évoquer la romanisation en 6e.

Renseignements pratiques

Les thermes antiques de Lutèce et leurs galeries souterraines

le mercredi à 14h

le samedi à 15h 45

Le site internet du Musée du Moyen Age

http://www.musee-moyenage.fr/

Le programme des activités du Musée de Cluny (jusqu’en aout 2012)

Pour aller plus loin:

Les thermes en Gaule Romaine, Les dossiers d’Archéologie n° 323, septembre-octobre 2007 (disponible dans la libraire du musée)

Une présentation de l’exposition Les grands monuments de Lutèce qui s’était tenue du 21 janvier 2009 au 27 février 2011

Des vidéos :

Les thermes de Lutèce (visibles à la fin)

Une modélisation en 3D du forum de Lutèce

Une présentation des arènes de Lutèce

Sénèque, Lettres à Lucilius

Lettre LVI, Bruits divers d’un bain public.

Lettre LVXXXVI, Maison de campagne et bains de Scipion l’Africain. Bains modernes.

Paris métropole 2020 : expo permanente au Pavillon de l’Arsenal/


Au pavillon de l’arsenal (près de la garde d’Austerlitz, métro Sully-Morland) : une nouvellle exposition permanente est visible  Paris métropole 2020.

On peut d’une part parcourir l’histoire de l’architecture de Paris avec une très grande frise chronologique illustrée depuis le moyen Age à aujourd’hui.
Une grande maquette de la ville est aussi visible ainsi que celle du quartier des Batignolles avec toutes les transformations en cours et en projet.

Le clou de cette exposition permet de montrer les projets sur une maquette téléchargeable qui s’affiche dans Google earth sur un écran géant que l’on peut manipuler soi-même. C’est assez saisissant !

Différentes ressources sont accessibles en ligne :

– la présentation de la maquette et de son montage :

http://www.parismetropole2020.com/evenement/

– la présentation de l’expo permanente

http://www.pavillon-arsenal.com/expositions/permanente.php

– des vidéos pour une visite guidée de paris

http://www.pavillon-arsenal.com/videosenligne/collection-3.php

 

On peut venir avec une classe, une visite gratuite de l’exposition permanente (la chronologie ) est possible.

Il faut contacter pour réserver le 01 42 76 31 22

mail : infopa@pavillon-arsenal.com