Le musée de l’histoire de l’immigration

La Cité nationale de l’Histoire de l’immigration vient de changer de nom . Appelée depuis le 10 octobre 2007 « Cité nationale de l’Histoire de l’immigration » cette cité est devenue un « musée ».

Qu’est-ce-que ce  lieu ?

C’est l’ancien musée des arts d’Afrique et d’Océanie dont les collections ont été transférées au musée du Quai Branly. Le bâtiment est classé monument historique et de style Art Déco

jpg_facade-porte-doree Sur le site internet on trouve les missions qui lui sont attribuées :

« L’établissement public de la Porte Dorée – Cité nationale de l’histoire de l’immigration est chargé de rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle et de contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et de faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France. »

Ainsi que la présentation du nouveau logo : « Le Musée, lieu de vie et de rencontres, préserve et diffuse la mémoire et l’histoire de l’immigration en France. Le nouveau logo, renforce l’identité du Musée en l’ancrant dans un lieu connu, le Palais de la Porte Dorée, dont il reprend la façade stylisée. »

Vaste programme ! com-musee Et bien ce qui est actuellement accessible au public, sur place et en ligne est un ensemble de ressources et de réflexions qui doivent permettre de réaliser ces missions !

Que peut-on voir ?

On commence le parcours par le « prologue » avec des cartes projetées.
Elles permettent d’avoir des repères chronologiques et démographiques autour de 3 thèmes :

- les grandes migrations mondiales de la fin du XIXè siècle à nos jours
- les migrations vers la France
- les régions d’installation des migrants en France.
Ces cartes sont d’ailleurs en ligne .

L’exposition permanente, intitulée « repères » permet de découvrir l’histoire de l’immigration en France depuis le XIXè siècle.
On peut parcourir ainsi 9 séquences organisées selon 3 grands thèmes. A chaque fois de grandes tables chronologiques lumineuses apportent de nombreuses informations chiffrées et un éclairage historique.

Le contenu de ces tables est en ligne.

– La première partie relate l’expérience de l’immigration et présente les raisons du départ, le choix de la France, le voyage, la confrontation avec l’Etat et l’opinion publique. Des colonnes de couleurs permettent de découvrir des immigrés venus en France avec des objets qui leur ont appartenu, parfois un témoignage filmé. Chacun traite des raisons du départ, du choix de la France, des savoirs et savoir-faire qu’ils ont emmenés avec eux. Portugal, Inde, Maroc, Viet nam, Italie, Espagne … sont les pays d’origine de ces témoins.

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On peut en suivre certains tout au long de l’exposition comme Baptista de Matos.
De nombreuses caricatures illustrent par exemple la partie intitulée « terre d’accueil, France hostile », mais c’est dans cette partie qu’on trouve le parcours de Marie Curie de sa Pologne natale au transfert de ses cendres au Panthéon !

– Une deuxième partie traite des lieux de vie, du travail, de l’école, de la participation aux luttes collectives, de l’acquisition de la nationalité française, du sport… Des oeuvres d’art sont intégrées au parcours comme l’installation « Climbing down » de Barthélémy Toguo faite de lits superposés et de sacs multicolores, ou les photographies des « voitures cathédrales » de Thomas Mailaender. Des marionnettes représentant des personnages « typiques » sont présentes dans la partie « la crainte de l’autre » : la femme bretonne, la gitane, le nègre … Les lieux de vie montrent à la fois les foyers, le bidonville des Portugais à Champigny, la maison russe de Ste Geneviève des Bois et les immeubles HLM construits dans les années 60-70. Une partie sur les lieux de vie des immigrés favorisés a été ajoutée.
Les sports passant d’une pratique « entre-soi » à une pratique dans les équipes françaises ne sont pas oubliés.

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– La troisième et dernière partie porte un éclairage sur les apports successifs de cultures d’origines très diversifiées au travers de la langue, des pratiques religieuses, des arts, de la littérature, de la musique mais aussi autour des objets de la vie quotidienne. Artistes, écrivains devenus célèbres sont évoqués de Chopin à Goscinny en passant par Joséphine Baker …

On peut à la fin de cette partie lever la tête pour voir suspendus des objets devenus « patrimoine » ou des objets et plats devenus familiers en France aujourd’hui et en découvrir l’origine sur des écrans tactiles.

A chaque fois comme j’ai essayé de le montrer au fur et à mesure, les documents exposés sont très variés : objets, photographies, affiches, caricatures, films,oeuvres d’art, témoignages que l’on peut écouter tout au long du parcours grâce à un audio-guide, chansons

Enfin un prolongement est réalisé avec la « galerie des dons » : chaque visiteur peut contribuer à cette collection en faisant un don ou un prêt. Chaque dépôt est accompagné d’un témoignage. L’objet, l’archive, le document, déposé devient alors un élément des collections du musée. La galerie des dons fait « entrer au musée » des histoires, des photos ou des objets souvent transmis de génération en génération. Actuellement on peut par exemple voir la truelle du père de François Cavanna.

Quelle exploitation avec des élèves ?

Depuis 2 ans avec mon collège situé dans la Marne, nous emmenons les 3è une journée entière sur ce lieu : une demie journée est consacrée à la visite (avec un questionnaire d’exploration) du bâtiment proprement dit dans le cadre de l’HDA (Histoire de Arts) , la seconde demie journée est réservée à un parcours avec questionnaire dans l’exposition permanente dans le cadre du cours d’histoire.
Deux heures pour chacun des thèmes et s’il ne pleut pas, on va jusqu’au bord du lac Daumesnil pour leur montrer le cadre de l’exposition coloniale de 1931.

Quelles ressources peut-on trouver en ligne ?

Elles sont très abondantes :

L’adresse du site : http://www.histoire-immigration.fr/

J’y ai exploré une grande partie des ressources et j’ai sélectionné celles qui peuvent intéresser les enseignants :

– une présentation de l’exposition permanente    attention celle-ci a été modifiée en juillet 2014 et les documents à destination des enseignants ne sont toujours pas actualisés au 4 décembre 2014.

– les textes des tables chronologiques

– les témoignages qui sont présents tout au long de l’exposition et qu’on n’a pas le temps d’écouter.

– des dossiers thématiques Confiés à des chercheurs, ces dossiers apportent des éclairages sur différents aspects de l’histoire de l’immigration en France : groupes nationaux, modes de vie, événements fondateurs, culture, luttes, travail, …

– des repères sur les enjeux contemporains : on peut y accéder sur place aussi dans un espace qui leur est dédié.

– l’espace pédagogique proprement dit. et bien sûr des documents destinés aux enseignants de primaire, collège et de lycée avec des parcours pédagogiques pour une visite autonome téléchargeables, modulables. On trouve même un parcours sur le bâtiment Art Déco.

Bref une mine d’informations qui permet à chacun en complément d’une visite, ou sans se déplacer d’accéder à des ressources vraiment très riches.

A ne pas oublier : la médiathèque Abdelmalek Sayad, vaste, agréable et déjà riche de documents. elle est ouverte depuis le milieu de l’année 2009. jpg_mediatheque

Conclusion :

Si vous avez le temps venez découvrir sur place tout cet ensemble.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, les ressources en ligne sont accessibles et elles doivent être encore enrichies.

Expo : Xavier Josso, un artiste combattant dans la Grande Guerre

Une exposition de dessins se déroule jusqu’au 29 mars 2014 dans une bibliothèque de Paris, la bibliothèque Germaine Tillion à côté du cimetière de Passy (métro Trocadéro).

Il s’agit de ceux d’un soldat,  Xavier Josso  qui a 20 ans en septembre 1914 lorsqu’il est mobilisé. Il vient d’achever ses études à l’ Ecole des arts décoratifs. En décembre, il est envoyé sur le front de l’Argonne, dans un endroit particulièrement hostile, le bois de la Gruerie. Commencent pour lui cinq longues années de guerre au front puis d’occupation en Allemagne. Il n’est démobilisé qu’en septembre 1919.

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Il a envoyé à sa famille ses dessins régulièrement , destinés selon lui « à un fond de tiroir ». C’est un  témoignage en image, au trait, à l’encre, au crayon, au pastel, aux crayons de couleur, parfois sur des supports de récupération.
Sa famille les a confiés au Musée de la Grande Guerre de Meaux et une partie d’entre aux sont présentés ici.

La première partie de l’exposition présente l’artiste et son parcours. Il est décédé en 1983.

La seconde partie est entièrement constituée de ses dessins.
On a ainsi une vue de la vie quotidienne du soldat, « donnant chair » à cette période de l’histoire, en particulier pour les plus jeunes : l’uniforme, la vie dans la tranchée : le ravitaillement, les loisirs, les poux, mais aussi le combat.

Une conférence illustrée, présentée par  sa fille et son gendre aura lieu à la bibliothèque, jeudi 6 mars.affiche_conf_josso

expo : Paris 14/18 la guerre au quotidien

Cette exposition lieu jusqu’au 15 juin 2014, à la galerie des bibliothèques de Paris, rue Mahler  à deux rues du musée Carnavalet :
« L’exposition restitue la vision de Paris pendant le conflit, à travers un reportage inédit d’un photographe peu connu, Charles Lansiaux (1855-1939). Chaînon manquant entre Atget et Doisneau, Lansiaux est un documentariste à la fois scrupuleux et plein d’humour. Habile à capter les regards, les signes et les gestes, il offre une image étonnamment vivante des rues de Paris il y a un siècle. »
Ce photographe a vendu ses photos à la Bibliothèque historique de la ville de Paris , au fur et à mesure et il a rédigé des commentaires personnels, on peut les lire en rouge sous chacune des photographies.
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Pour ceux qui ne peuvent pas s’y rendre , des documents sont en ligne :
– une vidéo de présentation qui donne un très bon aperçu de ce qu’on peut voir dans cette exposition
Comment les Parisiens ont-ils vécu la Grande…
– la présentation de l’exposition

Le mémorial de Drancy.


Ce nouveau lieu de mémoire a été inauguré à l’automne 2012 par le président de la République François Hollande.

Situé face à la cite de la Muette où étaient regroupés les détenus juifs avant leur départ vers les lieux d’extermination,  il est d’une architecture simple, avec de larges baies vitrées donnant sur la cité de la Muette. Il a été  a été conçu par l’architecte suisse Roger Diener.

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A l’extérieur du Mémorial :

Juste à côté se trouve un petit immeuble en briques qui existait déjà pendant la guerre et dont les propriétaires de l’époque louaient l’accès des fenêtres du 3è étage aux familles des détenus qui pouvaient ainsi espérer apercevoir des membres de leur famille dans la cour du camp;

vue générale

La cité de la Muette était en construction pour les ouvriers des usines de Drancy, proche du centre-ville, au cours des années 30 et non achevée au début de la guerre, seuls les murs, le sol et les escaliers étaient finis. Elle a été réquisitionnée par les autorités nazies en juin 1940 pour la détention provisoire des prisonniers de guerre français et anglais, puis pour les juifs raflés à partir d’août 1941
Après la guerre la cité a été achevée en 1948 et aujourd’hui environ 450 personnes y sont logées. Elle est classée depuis 2001 parmi les sites et monuments protégés de France.

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Et au milieu de la cité, à quelques mètres de la rue, à l’emplacement de l’allée d’entrée du camp, se trouve un monument ainsi qu’un wagon .

monument

Le monument en grès a été sculpté en 1973 et érigé ici en 1976, par Shlomo Selinger, un juif polonais qui a survécu à l’extermination. Des erreurs sont à signaler sur les inscriptions : ce ne sont pas 100 000 juifs qui ont été internés mais 63 000 sur les 76 000 juifs français déportés, 2500 à 3000 sont revenus et non 1518. Les chiffres ont été précisés avec les recherches historiques récentes. Il est signalé 256 fusillés comme otages, ce sera au mont Valérien.

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Le wagon (donné par la SNCF et restauré) est semblable à ceux dans lesquels les déportés ont été emmenés en convois depuis les gares du Bourget puis de Bobigny vers les lieux d’extermination en Pologne, principalement Auschwitz. Ce camp était un lieu de transit entre les arrestations lors des rafles (par exemple celle du Vel d’Hiv en juillet 1942) et les départs en convois.

Que peut-on voir dans ce Mémorial ?

L’intérieur du mémorial (qu’il est interdit de photographier) présente une exposition permanente sur l’histoire du camp, des salles pédagogiques, un centre de documentation et une salle de conférences.

L’exposition permanente permet de comprendre l’histoire du camp avec une maquette, des photographies, des archives et des témoignages vidéos. On peut aussi y voir la façon dont était organisée la vie quotidienne des internés de 1941 à 1944

Une dizaine de films documentaires, réalisés par Patrick  Rotman sont visibles au cours de l’exposition, par exemple : les débuts du camp, l’administration du camp, le sort des enfants dans le camp. Une partie de ces liages vient de la propagande nazie.

Les enfants dans le camp : De 1942 à 1944 150 à 200 enfants vivaient en permanence dans ce camp, au total 10 000 enfants sont passés ici. Un réfectoire leur était réservé, une école était aussi organisée.

Un « objet » intéressera beaucoup les adolescents, il s’agit de la « table des destins » : une table interactive permet de suivre des individus dont on a retrouvé la trace et des documents les concernant.

Au centre un cube « la maison des enfants » dans laquelle on peut écouter les dernières lettres qu’ils ont écrites.

Des bornes de documentation permettent au visiteur de consulter des documents sur des sujets comme le règlement du camp, les dessins des déportés, la résistance, la chronologie des entrées et sorties …

On apprend aussi de nombreuses informations sur  l’organisation des déportations à partir de 1942 avec une carte, le calendrier des convois, des lettres jetées des trains …

Une visite avec des élèves.

Elle doit être préparée et c’est là où les choses se compliquent  ! Aucun document n’est actuellement accessible à un enseignant qui ne peut pas venir auparavant. Les enseignants de la région parisienne sont privilégiés, même si pour y parvenir c’est plutôt  fastidieux  : la circulation en banlieue n’est pas facile, il vaut mieux prendre les transports en commun et prévoir du temps pour le trajet.

Différentes propositions sont faites et expliquées brièvement en ligne : la discussion avec les personnes chargées de l’accueil est indispensable pour adapter la visite au groupe. La visite libre est possible mais il faudra construire entièrement les supports !

Informations pratiques pour se rendre au Mémorial de Drancy .

Les horaires, les moyens d’accès, les tarifs sont précisés sur le site du Mémorial de la Shoah.

Mes sources : Les notes prises lors de la visite proposée aux enseignants en octobre 2013 par le Mémorial de la Shoah et à laquelle j’ai participé. Les photos ont été réalisées par mes soins et sont libres de droits pour un usage pédagogique, merci de citer la source.

Le pavillon de l’Ermitage, une « folie » parisienne.

Dernier élément du domaine de Bagnolet, ancienne propriété de la duchesse d’Orléans, le pavillon de l’Ermitage est aujourd’hui la seule folie parisienne de style Régence encore existante.

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Quelques dates :

12 mars 1719, la duchesse d’Orléans, épouse du régent Philippe d’Orléans achète le domaine de Bagnolet, dont elle fait sa villégiature.

1719-1735 : Elle agrandit et décore le château et son parc (80 ha.
Dans le parc elle fait édifier 3 pavillons d’agrément dont l’Hermitage (ou Ermitage). La décoration intérieure se compose de peinture murales en grisaille, attribuées à Jean Valade (voir photo)et style régence. Dépourvu d’huisseries et non chauffé l’Ermitage est un bâtiment d’agrément, utilisé seulement à la belle saison.

1749-1769 : En 1761, le petit-fils de la duchesse, Louis-Philippe, décore l’Ermitage à la mode de l’époque. Il en reste les peintures murales du salon, réalisées selon le goût à la grecque (début du néo-classicisme).

1769 : le domaine est vendu, puis morcelé.

Au cours du siècle suivant le pavillon et son parc (11600 m2) change de propriétaires (baron de batz, François Pomerel)et est vendu à l’Assistance Publique.

Au XXè siècle :

Il fera partie de l’hospice Debrousse jusqu’en 1972 où il sera rattaché au centre d’action Sociale de la Ville de Paris à qui il appartient toujours.Il a été restauré en 1987 et ouvert au public en 2005 par l’association des Amis de l’Ermitage.

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Que peut-on y voir ?

Un salon, le vestibule ovale et son cabinet adjacent.

Du décor d’origine il reste trois peintures murales en grisaille qui représentent 3 ermites dont saint Venert et Ste Azelle. La décoration néoclassique du salon Nord, en trompe-l’oeil est quasiment comme en 1761.

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La muséographie retrace en 6 panneaux l’histoire des lieux, l’évolution du bâtiment et sa décoration.

Des expositions temporaires sont organisées.
En ce moment et jusqu’au 15 décembre 2013 : « De la vigne aux barricades. Charonne et l’Est parisien 1850-1880 »

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Renseignements pratiques

adresse :

148 rue de Bagnolet
75020 Paris
tel 01 40 24 15 95

pour s’y rendre :
Métro : porte de Bagnolet ( à deux stations du Pére Lachaise)
bus 76 (arrêt Bagnolet/Pelleport)
Tram : Porte de Bagnolet.

Les périodes d’ouvertures

Elles ne sont pas nombreuses, il faut prévoir :
L’Ermitage est fermé au public des vacances de Noël à début mars ainsi qu’au mois d’août (sauf visites guidées sur RV)
Du 7 mars  au 15 décembre 2013  : du jeudi au dimanche; de septembre à décembre : du vendredi au dimanche.

Tarifs :
plein tarif : 3€
tarif réduit (dont les enseignants) : 2€

visites guidées :

Il y a des possibilités de visites guidées sur RV pour des groupes : soit seulement l’Ermitage (8€) , soit l’Ermitage et le « village » de Charonne situé juste à côté : village, église et cimetière (11€). Je n’ai pas fait cette visite mais j’en ai parlé avec le directeur Rémi Rivière (qui gère aussi la Tour jean sans Peur) et cela m’a semblé intéressant.
Cette visite serait possible pour des élèves de 4è, à organiser avec lui.

D’autres visites guidées sont  proposées  sur le site du pavillon.

Léonard de Vinci, projets, dessins, machines : exposition à la Cité des sciences

L’exposition depuis le mois d’octobre 2012 et jusqu’au 18 août 2013, est construite autour de la collection de maquettes de machines du Museo Nazionale della Scienza e della Technologia de Milan. Ces 40 maquettes ont été créées dans les années 1950 à partir des dessins de Léonard. Aujourd’hui, des chercheurs étudient aussi la nature avec attention et s’en inspirent pour créer machines et matériaux nouveaux, reprenant à leur compte la démarche intuitive de Léonard.

L’exposition est organisée autour des thèmes suivants :
– Introduction : des écrans permettent de visualiser le contexte et l’oeuvre de Vinci. L’inconvénient est qu’il y a 4 écrans et que l’accès en est difficile si les visiteurs sont nombreux. Heureusement c’est en ligne sur le site !

– Transformer le mouvement : on peut par exemple voir la maquette de la grande grue à contrepoids dessinée par Léonard à partir des observations qu’il a faites sur le chantier de la cathédrale de Florence par Brunelleschi.
Dans cette partie se trouve une « table multitouch » où l’on peut observer certaines pages des manuscrits de Léonard.

– Préparer la guerre : Architecte et ingénieur militaire pour Cesare Borgia, Vinci dessine  de nombreuses armes et dispositifs militaires.

– S’inspirer du vivant : La bioinspiration est une nouvelle discipline scientifique  qui  renvoie à une idée lumineuse de Léonard de Vinci : puiser des solutions techniques dans la Nature. On peut découvrir des projets actuels tels que le Smartbird, inspiré du vol du goéland;  le robot octave, inspiré de la vision et du vol de la mouche et de l’abeille; la soie de l’araignée dont les chercheurs essayent de reproduire les caractéristiques de manière industrielle; l’avion du futur qui utilise les caractéristiques de la peau de requin, de la feuille de lotus … er enfin le robot Angels qui reproduit la nage de l’anguille .

– Imaginer le vol :  Léonard réalise plusieurs études sur le vol. Les ailes mécaniques qu’il dessine transposent ses observations sur le vol des oiseaux.

– Améliorer la fabrication : À Milan, Léonard fait du textile l’un de ses champs d’étude privilégiés, cherchant à résoudre les problèmes pratiques qu’il observe : fabrication des cordes ou du feutre, bobinage, cardage. Il améliore les procédés existants notamment en les automatisant.

Il conçoit aussi des fêtes et des spectacles, depuis la machinerie jusqu’aux costumes et aux lumières : on eut voir une maquette de scène (en panne en ce mois de juillet)

– Unifier le savoir :  Cette dernière partie permet d’avoir une vision très large et thématique du contenu de ses carnets dont une partie se trouvent en France.

L’ensemble des ressources mises en ligne sur le site de la Cité des sciences est très complet :

– de nombreuses animations visibles dans l’exposition sont en ligne, un parcours sonore pour smartphone est téléchargeable et sur la même page les fichiers sons et textes de ce parcours.

un carnet de visite en famille est téléchargeable et disponible à l’entrée de l’exposition.

Un jeu en ligne pour les CM et 6-5è « De simples machines ».

Il faut compter environ deux heures si on veut regarder l’ensemble des animations proposées. Cette exposition est accessible aux plus jeunes car très visuelle et conviendra à toute la famille. De plus, en ces temps de vacances estivales, la cité des sciences ne semble pas trop fréquentée, ce qui permet un meilleur accès aux différentes animations multimédias de cette exposition.

Pour trouver les informations pratiques :

Le site de l’exposition

La Tour Saint Jacques ouverte au public cet été.

Depuis début juillet 2013 et jusqu’au 15 septembre 2013, la Tour saint Jacques est ouverte au public pour des visites !
Ces visites sont gérées par les Amis de la Tour Jean sans Peur et ne peuvent se faire que sur réservation dans la limite de 17 personnes !
Pour avoir les modalités de réservation, un mini-site est en ligne.

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Un peu d’histoire :

La Tour Saint Jacques est le seul reste de l’église Saint Jacques de la Boucherie.L’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie est consacrée en 1415. À la fin du XVe s., l’église est terminée mais sans nouveau clocher. Les travaux débutent en 1509 et prennent fin pour la Noël 1523.
A la Révolution, l’église est vendue comme bien national mais le clocher n’est pas détruit. Son emplacement en plein centre de Paris était un lieu de guet, par exemple pour les départs de feux.
En 1824, un industriel achète la tour pour y implanter une fabrique de plombs de chasse à l’anglaise, qui perdure jusqu’en 1842.
La Ville de Paris en redevient propriétaire en 1850, le socle de la tour date de cette époque. Les abat-sons des baies sont remplacés par des vitraux, transformant ainsi le clocher de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie en tour Saint-Jacques. On peut d’ailleurs lire les noms des restaurateurs sur les baies au second niveau de la tour sous le clocher.
La tour a une utilisation scientifique avec l’installation de l’observatoire municipal de météorologie de Montsouris à la fin du XIXè siècle. les météorologues y auront même un logement au premier niveau.
On raconte que Blaise Pascal y aurait fait des expériences mais c’est incertain.Par contre une statue de celui-ci se trouve en bas de la tour sur le socle.

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Différentes restaurations ont eu lieu (milieu du XIXè siècle, d »but du XXè siècle) dont la dernière entre 2006 et 2013 a permis l’ouverture au public.

L’édifice :

La tour fait 54 m de hauteur et il faut gravir environ 300 marches pour arriver au sommet.
La décoration est du style gothique flamboyant

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Les statues sont quasiment toutes des copies car elles étaient très endommagées par la pollution et les pluies acides.

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On peut observer de petits personnages sur les voussures, tel que celui-ci :

P1040693Le 1er niveau de la tour servait de refuge pour les indigents protégés par l’Eglise. On y trouve aujourd’hui des moulages de sculptures dont se sont servis les restaurateurs.
Le second niveau visitable est situé sous le clocher, c’et là qu’était installée la fabrique de plombs de chasse.
Enfin le sommet de la tour; équipé de paratonnerres permet de voir Paris.

La vue de Paris :

Le visiteur, bien fatigué par la montée des marches peut alors découvrir des vues magnifiques de Paris.

La tour est quasiment à la croisée Nord-Sud et Est-Ouest et cette position permet une vue qu’on n’a pas ailleurs dans la ville.

Quelques exemples de ce que l’on peut voir :

la rue de Rivoli avec au loin la Défense.

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Le chantier de construction de la « canopée » du Forum des Halles

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L’île Saint Louis et l’île de la Cité

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Enfin une vue panoramique en direction du Sud.

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