Le musée de l’histoire de l’immigration

La Cité nationale de l’Histoire de l’immigration vient de changer de nom . Appelée depuis le 10 octobre 2007 « Cité nationale de l’Histoire de l’immigration » cette cité est devenue un « musée ».

Qu’est-ce-que ce  lieu ?

C’est l’ancien musée des arts d’Afrique et d’Océanie dont les collections ont été transférées au musée du Quai Branly. Le bâtiment est classé monument historique et de style Art Déco

jpg_facade-porte-doree Sur le site internet on trouve les missions qui lui sont attribuées :

« L’établissement public de la Porte Dorée – Cité nationale de l’histoire de l’immigration est chargé de rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle et de contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et de faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France. »

Ainsi que la présentation du nouveau logo : « Le Musée, lieu de vie et de rencontres, préserve et diffuse la mémoire et l’histoire de l’immigration en France. Le nouveau logo, renforce l’identité du Musée en l’ancrant dans un lieu connu, le Palais de la Porte Dorée, dont il reprend la façade stylisée. »

Vaste programme ! com-musee Et bien ce qui est actuellement accessible au public, sur place et en ligne est un ensemble de ressources et de réflexions qui doivent permettre de réaliser ces missions !

Que peut-on voir ?

On commence le parcours par le « prologue » avec des cartes projetées.
Elles permettent d’avoir des repères chronologiques et démographiques autour de 3 thèmes :

- les grandes migrations mondiales de la fin du XIXè siècle à nos jours
- les migrations vers la France
- les régions d’installation des migrants en France.
Ces cartes sont d’ailleurs en ligne .

L’exposition permanente, intitulée « repères » permet de découvrir l’histoire de l’immigration en France depuis le XIXè siècle.
On peut parcourir ainsi 9 séquences organisées selon 3 grands thèmes. A chaque fois de grandes tables chronologiques lumineuses apportent de nombreuses informations chiffrées et un éclairage historique.

Le contenu de ces tables est en ligne.

– La première partie relate l’expérience de l’immigration et présente les raisons du départ, le choix de la France, le voyage, la confrontation avec l’Etat et l’opinion publique. Des colonnes de couleurs permettent de découvrir des immigrés venus en France avec des objets qui leur ont appartenu, parfois un témoignage filmé. Chacun traite des raisons du départ, du choix de la France, des savoirs et savoir-faire qu’ils ont emmenés avec eux. Portugal, Inde, Maroc, Viet nam, Italie, Espagne … sont les pays d’origine de ces témoins.

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On peut en suivre certains tout au long de l’exposition comme Baptista de Matos.
De nombreuses caricatures illustrent par exemple la partie intitulée « terre d’accueil, France hostile », mais c’est dans cette partie qu’on trouve le parcours de Marie Curie de sa Pologne natale au transfert de ses cendres au Panthéon !

– Une deuxième partie traite des lieux de vie, du travail, de l’école, de la participation aux luttes collectives, de l’acquisition de la nationalité française, du sport… Des oeuvres d’art sont intégrées au parcours comme l’installation « Climbing down » de Barthélémy Toguo faite de lits superposés et de sacs multicolores, ou les photographies des « voitures cathédrales » de Thomas Mailaender. Des marionnettes représentant des personnages « typiques » sont présentes dans la partie « la crainte de l’autre » : la femme bretonne, la gitane, le nègre … Les lieux de vie montrent à la fois les foyers, le bidonville des Portugais à Champigny, la maison russe de Ste Geneviève des Bois et les immeubles HLM construits dans les années 60-70. Une partie sur les lieux de vie des immigrés favorisés a été ajoutée.
Les sports passant d’une pratique « entre-soi » à une pratique dans les équipes françaises ne sont pas oubliés.

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– La troisième et dernière partie porte un éclairage sur les apports successifs de cultures d’origines très diversifiées au travers de la langue, des pratiques religieuses, des arts, de la littérature, de la musique mais aussi autour des objets de la vie quotidienne. Artistes, écrivains devenus célèbres sont évoqués de Chopin à Goscinny en passant par Joséphine Baker …

On peut à la fin de cette partie lever la tête pour voir suspendus des objets devenus « patrimoine » ou des objets et plats devenus familiers en France aujourd’hui et en découvrir l’origine sur des écrans tactiles.

A chaque fois comme j’ai essayé de le montrer au fur et à mesure, les documents exposés sont très variés : objets, photographies, affiches, caricatures, films,oeuvres d’art, témoignages que l’on peut écouter tout au long du parcours grâce à un audio-guide, chansons

Enfin un prolongement est réalisé avec la « galerie des dons » : chaque visiteur peut contribuer à cette collection en faisant un don ou un prêt. Chaque dépôt est accompagné d’un témoignage. L’objet, l’archive, le document, déposé devient alors un élément des collections du musée. La galerie des dons fait « entrer au musée » des histoires, des photos ou des objets souvent transmis de génération en génération. Actuellement on peut par exemple voir la truelle du père de François Cavanna.

Quelle exploitation avec des élèves ?

Depuis 2 ans avec mon collège situé dans la Marne, nous emmenons les 3è une journée entière sur ce lieu : une demie journée est consacrée à la visite (avec un questionnaire d’exploration) du bâtiment proprement dit dans le cadre de l’HDA (Histoire de Arts) , la seconde demie journée est réservée à un parcours avec questionnaire dans l’exposition permanente dans le cadre du cours d’histoire.
Deux heures pour chacun des thèmes et s’il ne pleut pas, on va jusqu’au bord du lac Daumesnil pour leur montrer le cadre de l’exposition coloniale de 1931.

Quelles ressources peut-on trouver en ligne ?

Elles sont très abondantes :

L’adresse du site : http://www.histoire-immigration.fr/

J’y ai exploré une grande partie des ressources et j’ai sélectionné celles qui peuvent intéresser les enseignants :

– une présentation de l’exposition permanente    attention celle-ci a été modifiée en juillet 2014 et les documents à destination des enseignants ne sont toujours pas actualisés au 4 décembre 2014.

– les textes des tables chronologiques

– les témoignages qui sont présents tout au long de l’exposition et qu’on n’a pas le temps d’écouter.

– des dossiers thématiques Confiés à des chercheurs, ces dossiers apportent des éclairages sur différents aspects de l’histoire de l’immigration en France : groupes nationaux, modes de vie, événements fondateurs, culture, luttes, travail, …

– des repères sur les enjeux contemporains : on peut y accéder sur place aussi dans un espace qui leur est dédié.

– l’espace pédagogique proprement dit. et bien sûr des documents destinés aux enseignants de primaire, collège et de lycée avec des parcours pédagogiques pour une visite autonome téléchargeables, modulables. On trouve même un parcours sur le bâtiment Art Déco.

Bref une mine d’informations qui permet à chacun en complément d’une visite, ou sans se déplacer d’accéder à des ressources vraiment très riches.

A ne pas oublier : la médiathèque Abdelmalek Sayad, vaste, agréable et déjà riche de documents. elle est ouverte depuis le milieu de l’année 2009. jpg_mediatheque

Conclusion :

Si vous avez le temps venez découvrir sur place tout cet ensemble.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, les ressources en ligne sont accessibles et elles doivent être encore enrichies.

Expo : Xavier Josso, un artiste combattant dans la Grande Guerre

Une exposition de dessins se déroule jusqu’au 29 mars 2014 dans une bibliothèque de Paris, la bibliothèque Germaine Tillion à côté du cimetière de Passy (métro Trocadéro).

Il s’agit de ceux d’un soldat,  Xavier Josso  qui a 20 ans en septembre 1914 lorsqu’il est mobilisé. Il vient d’achever ses études à l’ Ecole des arts décoratifs. En décembre, il est envoyé sur le front de l’Argonne, dans un endroit particulièrement hostile, le bois de la Gruerie. Commencent pour lui cinq longues années de guerre au front puis d’occupation en Allemagne. Il n’est démobilisé qu’en septembre 1919.

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Il a envoyé à sa famille ses dessins régulièrement , destinés selon lui « à un fond de tiroir ». C’est un  témoignage en image, au trait, à l’encre, au crayon, au pastel, aux crayons de couleur, parfois sur des supports de récupération.
Sa famille les a confiés au Musée de la Grande Guerre de Meaux et une partie d’entre aux sont présentés ici.

La première partie de l’exposition présente l’artiste et son parcours. Il est décédé en 1983.

La seconde partie est entièrement constituée de ses dessins.
On a ainsi une vue de la vie quotidienne du soldat, « donnant chair » à cette période de l’histoire, en particulier pour les plus jeunes : l’uniforme, la vie dans la tranchée : le ravitaillement, les loisirs, les poux, mais aussi le combat.

Une conférence illustrée, présentée par  sa fille et son gendre aura lieu à la bibliothèque, jeudi 6 mars.affiche_conf_josso

expo : Paris 14/18 la guerre au quotidien

Cette exposition lieu jusqu’au 15 juin 2014, à la galerie des bibliothèques de Paris, rue Mahler  à deux rues du musée Carnavalet :
« L’exposition restitue la vision de Paris pendant le conflit, à travers un reportage inédit d’un photographe peu connu, Charles Lansiaux (1855-1939). Chaînon manquant entre Atget et Doisneau, Lansiaux est un documentariste à la fois scrupuleux et plein d’humour. Habile à capter les regards, les signes et les gestes, il offre une image étonnamment vivante des rues de Paris il y a un siècle. »
Ce photographe a vendu ses photos à la Bibliothèque historique de la ville de Paris , au fur et à mesure et il a rédigé des commentaires personnels, on peut les lire en rouge sous chacune des photographies.
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Pour ceux qui ne peuvent pas s’y rendre , des documents sont en ligne :
– une vidéo de présentation qui donne un très bon aperçu de ce qu’on peut voir dans cette exposition
Comment les Parisiens ont-ils vécu la Grande…
– la présentation de l’exposition

Le pavillon de l’Ermitage, une « folie » parisienne.

Dernier élément du domaine de Bagnolet, ancienne propriété de la duchesse d’Orléans, le pavillon de l’Ermitage est aujourd’hui la seule folie parisienne de style Régence encore existante.

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Quelques dates :

12 mars 1719, la duchesse d’Orléans, épouse du régent Philippe d’Orléans achète le domaine de Bagnolet, dont elle fait sa villégiature.

1719-1735 : Elle agrandit et décore le château et son parc (80 ha.
Dans le parc elle fait édifier 3 pavillons d’agrément dont l’Hermitage (ou Ermitage). La décoration intérieure se compose de peinture murales en grisaille, attribuées à Jean Valade (voir photo)et style régence. Dépourvu d’huisseries et non chauffé l’Ermitage est un bâtiment d’agrément, utilisé seulement à la belle saison.

1749-1769 : En 1761, le petit-fils de la duchesse, Louis-Philippe, décore l’Ermitage à la mode de l’époque. Il en reste les peintures murales du salon, réalisées selon le goût à la grecque (début du néo-classicisme).

1769 : le domaine est vendu, puis morcelé.

Au cours du siècle suivant le pavillon et son parc (11600 m2) change de propriétaires (baron de batz, François Pomerel)et est vendu à l’Assistance Publique.

Au XXè siècle :

Il fera partie de l’hospice Debrousse jusqu’en 1972 où il sera rattaché au centre d’action Sociale de la Ville de Paris à qui il appartient toujours.Il a été restauré en 1987 et ouvert au public en 2005 par l’association des Amis de l’Ermitage.

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Que peut-on y voir ?

Un salon, le vestibule ovale et son cabinet adjacent.

Du décor d’origine il reste trois peintures murales en grisaille qui représentent 3 ermites dont saint Venert et Ste Azelle. La décoration néoclassique du salon Nord, en trompe-l’oeil est quasiment comme en 1761.

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La muséographie retrace en 6 panneaux l’histoire des lieux, l’évolution du bâtiment et sa décoration.

Des expositions temporaires sont organisées.
En ce moment et jusqu’au 15 décembre 2013 : « De la vigne aux barricades. Charonne et l’Est parisien 1850-1880 »

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Renseignements pratiques

adresse :

148 rue de Bagnolet
75020 Paris
tel 01 40 24 15 95

pour s’y rendre :
Métro : porte de Bagnolet ( à deux stations du Pére Lachaise)
bus 76 (arrêt Bagnolet/Pelleport)
Tram : Porte de Bagnolet.

Les périodes d’ouvertures

Elles ne sont pas nombreuses, il faut prévoir :
L’Ermitage est fermé au public des vacances de Noël à début mars ainsi qu’au mois d’août (sauf visites guidées sur RV)
Du 7 mars  au 15 décembre 2013  : du jeudi au dimanche; de septembre à décembre : du vendredi au dimanche.

Tarifs :
plein tarif : 3€
tarif réduit (dont les enseignants) : 2€

visites guidées :

Il y a des possibilités de visites guidées sur RV pour des groupes : soit seulement l’Ermitage (8€) , soit l’Ermitage et le « village » de Charonne situé juste à côté : village, église et cimetière (11€). Je n’ai pas fait cette visite mais j’en ai parlé avec le directeur Rémi Rivière (qui gère aussi la Tour jean sans Peur) et cela m’a semblé intéressant.
Cette visite serait possible pour des élèves de 4è, à organiser avec lui.

D’autres visites guidées sont  proposées  sur le site du pavillon.

Léonard de Vinci, projets, dessins, machines : exposition à la Cité des sciences

L’exposition depuis le mois d’octobre 2012 et jusqu’au 18 août 2013, est construite autour de la collection de maquettes de machines du Museo Nazionale della Scienza e della Technologia de Milan. Ces 40 maquettes ont été créées dans les années 1950 à partir des dessins de Léonard. Aujourd’hui, des chercheurs étudient aussi la nature avec attention et s’en inspirent pour créer machines et matériaux nouveaux, reprenant à leur compte la démarche intuitive de Léonard.

L’exposition est organisée autour des thèmes suivants :
– Introduction : des écrans permettent de visualiser le contexte et l’oeuvre de Vinci. L’inconvénient est qu’il y a 4 écrans et que l’accès en est difficile si les visiteurs sont nombreux. Heureusement c’est en ligne sur le site !

– Transformer le mouvement : on peut par exemple voir la maquette de la grande grue à contrepoids dessinée par Léonard à partir des observations qu’il a faites sur le chantier de la cathédrale de Florence par Brunelleschi.
Dans cette partie se trouve une « table multitouch » où l’on peut observer certaines pages des manuscrits de Léonard.

– Préparer la guerre : Architecte et ingénieur militaire pour Cesare Borgia, Vinci dessine  de nombreuses armes et dispositifs militaires.

– S’inspirer du vivant : La bioinspiration est une nouvelle discipline scientifique  qui  renvoie à une idée lumineuse de Léonard de Vinci : puiser des solutions techniques dans la Nature. On peut découvrir des projets actuels tels que le Smartbird, inspiré du vol du goéland;  le robot octave, inspiré de la vision et du vol de la mouche et de l’abeille; la soie de l’araignée dont les chercheurs essayent de reproduire les caractéristiques de manière industrielle; l’avion du futur qui utilise les caractéristiques de la peau de requin, de la feuille de lotus … er enfin le robot Angels qui reproduit la nage de l’anguille .

– Imaginer le vol :  Léonard réalise plusieurs études sur le vol. Les ailes mécaniques qu’il dessine transposent ses observations sur le vol des oiseaux.

– Améliorer la fabrication : À Milan, Léonard fait du textile l’un de ses champs d’étude privilégiés, cherchant à résoudre les problèmes pratiques qu’il observe : fabrication des cordes ou du feutre, bobinage, cardage. Il améliore les procédés existants notamment en les automatisant.

Il conçoit aussi des fêtes et des spectacles, depuis la machinerie jusqu’aux costumes et aux lumières : on eut voir une maquette de scène (en panne en ce mois de juillet)

– Unifier le savoir :  Cette dernière partie permet d’avoir une vision très large et thématique du contenu de ses carnets dont une partie se trouvent en France.

L’ensemble des ressources mises en ligne sur le site de la Cité des sciences est très complet :

– de nombreuses animations visibles dans l’exposition sont en ligne, un parcours sonore pour smartphone est téléchargeable et sur la même page les fichiers sons et textes de ce parcours.

un carnet de visite en famille est téléchargeable et disponible à l’entrée de l’exposition.

Un jeu en ligne pour les CM et 6-5è « De simples machines ».

Il faut compter environ deux heures si on veut regarder l’ensemble des animations proposées. Cette exposition est accessible aux plus jeunes car très visuelle et conviendra à toute la famille. De plus, en ces temps de vacances estivales, la cité des sciences ne semble pas trop fréquentée, ce qui permet un meilleur accès aux différentes animations multimédias de cette exposition.

Pour trouver les informations pratiques :

Le site de l’exposition

La fête au Moyen-Age : expo à la Tour Jean Sans Peur

L’exposition 2013 de la Tour Jean sans Peur est consacrée à la Fête au Moyen Age.

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Au Moyen Âge, un jour sur trois est chômé en raison des fêtes.
Les célébrations religieuses rythment le calendrier, mais l’année est également riche en festivités profanes : les fêtes personnelles, communautaires et politiques sont prétexte à processions, joutes, tournois, festins…qui consolident sans cesse les liens sociaux. Au pied d’un mât de cocagne, au cœur d’un charivari, au milieu d’une farandole, sur un char bariolé, costumé en sauvage ou en fou, l’individu profite d’une vie qu’il sait précaire.

L’exposition est organisée selon 4 grands thèmes :

– Le calendrier chrétien

L’année médiévale compte une quarantaine de jours fériés liés aux fêtes religieuses et comporte deux grands cycles : Noël et Pâques.
Les fêtes sont si intimement liées à la vie quotidienne qu’à certaines (Épiphanie, Saint-Michel, Saint-Rémi…) sont associés les événements de la vie économique : les foires, la perception des impôts…

MASCARADES : Le travestissement fait partie intégrante de la fête. Le thème de la nature inspire de nombreux costumes comme le vêtement vert du premier mai ou bien celui de l’homme sauvage, en vogue dans les cours princières comme au «Bal des ardents» en 1393, durant lequel les costumes du roi Charles VI et de ses amis prirent feu !P1030639A d’autres moments, c’est l’inversion des rôles qui domine : les écoliers se déguisent en professeurs, les hommes en femmes…
Dans les cours, les fous voient leur vêtement évoluer. Simple tenue munie d’une capuche à grelot, il devient costume dépareillé, multicolore, complété par une coiffe en forme d’oreilles d’âne. Son accessoire d’origine, massue ou fléau, devient ensuite marotte à sa propre effigie.

– les fêtes personnelles

Les familles se réunissent lors des baptêmes, mariages et funérailles. charivaris par des groupes de jeunes gens aux costumes effrayants.

MARIAGE : A l’origine contrat civil entre deux familles et se déroulant à la maison, il devient un sacrement à partir du XIIe siècle. Durant les quarante jours qui précèdent le mariage, l’église enquête notamment sur les liens de parenté. Le mariage est consommé lors de la nuit de noces, dans la chambre bénie par le prêtre. Au petit matin, les invités servent aux jeunes mariés le chaudeau, un bouillon réparateur. Suivent plusieurs jours de festivités.
fete-mariage                                                                                      Un mariage. David Aubert, Renaut de Montauban,Flandre, vers 1465.
Paris, © Bibliothèque de l’Arsenal, ms 5075, f° 239 v°
Le seul anniversaire fêté est celui des morts, un mois après le décès puis renouvelé chaque année.

– Les fêtes communautaires

Lorsqu’arrivent les beaux jours, villes et villages fêtent les Rogations en déambulant à travers champs pour obtenir la protection divine sur les récoltes.
Le mois de mai voit aussi la célébration des premiers amours : les jeunes hommes plantent une branche d’arbre ou « mai » devant  la maison des jeunes filles en âge de se marier.
Liées à une communauté de fidèles ou à un métier, les confréries honorent leur saint patron par un défilé puis une messe, suivis d’agapes.

DANSES : Aux XIIIe et XIVe siècles, la danse la plus répandue est la carole, où groupes d’hommes et de femmes forment une chaîne ouverte ou fermée et où les femmes dirigent les pas.
Dans les milieux aristocratiques à la fin du Moyen Âge, les danses de groupes sont remplacées par des danses de couples comme la basse danse à la chorégraphie précise, lente et majestueuse.
Au même moment apparaissent les danses de spectacle telles les moresques, au rythme vif, dont dont les costumes évoquent les pays exotiques.fete-ronde                                                                                Ronde autour de l’arbre. Heures de Charles d’Angoulême, Angoumois, v. 1480.
Paris, © BnF, ms Latin 1173, f° 20 v°Dans la noblesse, les tournois permettent aux chevaliers nouvellement adoubés de prouver leur aptitude au combat.

Si la population organise des repas de fêtes assez simples (agneau pascal, crêpes de la chandeleur…), le seigneur tend à impressionner ses convives, notamment au moment de l’entremet, présenté au milieu du repas : entremet théâtral avec reconstitution d’une croisade, pâté géant d’où s’envolent des oiseaux, paon sur lequel on prononce un vœu…

– les fêtes politiques

A la fin du Moyen Âge, deux pouvoirs rivalisent d’imagination dans la conduite des festivités : la royauté et les villes.
Dès le XIIIe siècle, les villes s’emparent des joutes et tournois en se livrant bataille sur la grand place sur laquelle se déroule également le défilé des élites urbaines.
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Paris, © BnF, ms Français 22547, f° 104

Des chars aux machineries complexes agrémentent ces parades.

LES CHARS : Les chars, originellement simples charrettes portant des acteurs masqués, se transforment à la fin du Moyen Âge en machines plus complexes : en forme de bateau, de licorne, d’éléphant, de cygne…manipulés par des animateurs portant des costumes régis par le thème : un meunier pour le moulin, un équipage de marins pour une nef, voire une garnison complète pour un château.

La grande noblesse tient à rendre publics, lors de processions fastueuses, baptêmes, sacres et funérailles, mais également entrées dans les cités. Dans les rues jonchées de fleurs, lait ou vin coulent à profusion ; tableaux vivants et spectacles à automates animent ce joyeux avènement, savant mélange de propagande politique et de parade.

Renseignements pratiques :

Horaires :
Individuels
 (13h30 – 18h00) : 10/04/2013 – 10/11/2013, du mercredi au dimanche
Groupes : Tous les jours sur rendez-vous

Accès : 20 rue Étienne Marcel, 75002 Paris

consulter le site de la Tour  (certainement en cours de refonte car il est actuellement très « léger »).

Le musée Curie

Dans le cadre des nouveaux programmes d’histoire de 3è, le thème  1, les grandes innovations scientifiques et sociales incite les enseignants à travailler sur des innovations médicales en particulier. Le musée Curie, situé dans les bâtiments de l’institut Curie,1 rue Pierre et Marie Curie, a fait peau neuve et après 2 ans de travaux, a réouvert en septembre 2012. L’espace muséogaphique nouvellement aménagé mérite qu’on s’y rende. Son financement a été assuré grâce entre autres à un don de la seconde fille des Curie, Eve qui est décédée en 2007.

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La visite commence avec une très grande tablette grâce à laquelle on peut consulter de très nombreux documents sur la vie  de Piere et marie Curie ainsi que leur fille Irène et son mari Frédéric Joliot, eux aussi titulaires d’un prix Nobel.
L’intitulé de cette partie est « la famille aux 5 prix Nobel »
Cette tablette « géante » est très bien quand on est peu nombreux, je ne sais pas ce que cela peut donner avec une classe. J’ai fait la visite avec une seule ado, nous étions seules dans le musée et c’était confortable.
Verdict de l’ado : c’est super.

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Le reste du musée, d’une petite taille est constitué de nombreux objets permettant de suivre Marie Curie dans ses découvertes et sans le livret (au moment où j’ai effectué  ma 1ère visite) l’ado a vite fait le tour !
Conclusion : le livret est indispensable pour une visite familiale. Pour une visite avec une classe il faut plutôt avoir le livret comme support mais ne pas tout faire faire sur place. On peut combiner une « exploration  » du musée avec ensuite un approfondissement à la maison ou en classe avec le livret comme support.

Que peut-on voir ?
La seconde partie : « Le radium entre mythe et réalité » permet de voir non seulement la découverte du radium mais aussi d’étonnants objets qui ont eu un grand succès avant qu’on ne mesure leur dangerosité et qu’ils soient interdits . On parle des « années folles du radium ». Celui-ci servait d’argument publicitaire pour des rasoirs, et autres objets de la vie courante. On vendait des réveils (avec les aiguilles luminescentes) des produits  cosmétiques dont les composants comportaient du radium sensé être bénéfique !

En 1937 il est classé comme poison et est supprimé de tous les produits cosmétiques.

La 3è partie du musée est le « laboratoire Curie, entre physique et chimie ».
Il s’agit du laboratoire (des années 30) de Marie Curie qui a été entièrement « décontaminé » et dont on peut  voir l’aspect austère tout en s’imaginant la chercheuse travaillant derrière sa paillasse.

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La dernière partie est consacrée à la Fondation Curie
Créée en 1921 elle comporte au départ un dispensaire situé juste à côté rue Lhomond.
Dans cette partie sont présentées les techniques de soin du cancer mises au point petit à petit par l’équipe de Marie Curie.

Définitivement interdit en 1976, le radium est remplacé par d’autres éléments radioactifs comme le cobalt 60, l’iridium 192 ou le césium 137.

Enfin est présentée la lutte contre le cancer avec les CLCC (Centres de Lutte Contre le Cancer) qui allient enseignement, recherche et soins. Ils étaient au nombre de 15 durant-l’entre-deux-guerres.
On peut terminer la visite par le jardin créé par Marie Curie en sortant par la porte du fond.
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Pour se rendre au musée : 

Le Musée Curie se situe au 1, rue Pierre et Marie Curie, dans le 5e arrondissement. RER B : Luxembourg. Métro ligne 7 : Place Monge.

Il est  ouvert du mardi au samedi de 13 h à 17h sauf en août, pendant les vacances de Noël et les jours fériés.
L’entré est gratuite mais on peut faire un don à la Fondation Curie.

Les groupes scolaires sont accueillis au musée sur réservation  à musee@curie.fr

La documentation accessible

– Sur place :
Les livrets sont disponibles au format papier, leur mise en ligne n’est pas prévue pour l’instant.
On a un livret pour les 8-12 ans : la couse au radium avec des activités-jeux à réaliser dans le lusée et d’autres en classe ou à la maison.
Le livret destiné aux 13-15 ans est un parcours-enquête qui ne peut  pas être fait autrement que sur place et qui doit pouvoir mobiliser l’attention souvent fugace des collégiens !
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Si on veut se documenter, on peut lire la biographie  Madame Curie, écrite par Eve Curie. C’est absolument passionnant et elle existe en poche.

On peut acheter au musée les Carnets du musée Curie

Il existe aussi une BD écrite par un dessinateur suisse : les vies de Marie Curie

– En ligne :
On peut aussi consulter quelques pages du site de l’Institut Curie et surtout une exposition virtuelle en ligne