Le musée de l’histoire de l’immigration

La Cité nationale de l’Histoire de l’immigration vient de changer de nom . Appelée depuis le 10 octobre 2007 « Cité nationale de l’Histoire de l’immigration » cette cité est devenue un « musée ».

Qu’est-ce-que ce  lieu ?

C’est l’ancien musée des arts d’Afrique et d’Océanie dont les collections ont été transférées au musée du Quai Branly. Le bâtiment est classé monument historique et de style Art Déco

jpg_facade-porte-doree Sur le site internet on trouve les missions qui lui sont attribuées :

« L’établissement public de la Porte Dorée – Cité nationale de l’histoire de l’immigration est chargé de rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle et de contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et de faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France. »

Ainsi que la présentation du nouveau logo : « Le Musée, lieu de vie et de rencontres, préserve et diffuse la mémoire et l’histoire de l’immigration en France. Le nouveau logo, renforce l’identité du Musée en l’ancrant dans un lieu connu, le Palais de la Porte Dorée, dont il reprend la façade stylisée. »

Vaste programme ! com-musee Et bien ce qui est actuellement accessible au public, sur place et en ligne est un ensemble de ressources et de réflexions qui doivent permettre de réaliser ces missions !

Que peut-on voir ?

On commence le parcours par le « prologue » avec des cartes projetées.
Elles permettent d’avoir des repères chronologiques et démographiques autour de 3 thèmes :

- les grandes migrations mondiales de la fin du XIXè siècle à nos jours
- les migrations vers la France
- les régions d’installation des migrants en France.
Ces cartes sont d’ailleurs en ligne .

L’exposition permanente, intitulée « repères » permet de découvrir l’histoire de l’immigration en France depuis le XIXè siècle.
On peut parcourir ainsi 9 séquences organisées selon 3 grands thèmes. A chaque fois de grandes tables chronologiques lumineuses apportent de nombreuses informations chiffrées et un éclairage historique.

Le contenu de ces tables est en ligne.

– La première partie relate l’expérience de l’immigration et présente les raisons du départ, le choix de la France, le voyage, la confrontation avec l’Etat et l’opinion publique. Des colonnes de couleurs permettent de découvrir des immigrés venus en France avec des objets qui leur ont appartenu, parfois un témoignage filmé. Chacun traite des raisons du départ, du choix de la France, des savoirs et savoir-faire qu’ils ont emmenés avec eux. Portugal, Inde, Maroc, Viet nam, Italie, Espagne … sont les pays d’origine de ces témoins.

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On peut en suivre certains tout au long de l’exposition comme Baptista de Matos.
De nombreuses caricatures illustrent par exemple la partie intitulée « terre d’accueil, France hostile », mais c’est dans cette partie qu’on trouve le parcours de Marie Curie de sa Pologne natale au transfert de ses cendres au Panthéon !

– Une deuxième partie traite des lieux de vie, du travail, de l’école, de la participation aux luttes collectives, de l’acquisition de la nationalité française, du sport… Des oeuvres d’art sont intégrées au parcours comme l’installation « Climbing down » de Barthélémy Toguo faite de lits superposés et de sacs multicolores, ou les photographies des « voitures cathédrales » de Thomas Mailaender. Des marionnettes représentant des personnages « typiques » sont présentes dans la partie « la crainte de l’autre » : la femme bretonne, la gitane, le nègre … Les lieux de vie montrent à la fois les foyers, le bidonville des Portugais à Champigny, la maison russe de Ste Geneviève des Bois et les immeubles HLM construits dans les années 60-70. Une partie sur les lieux de vie des immigrés favorisés a été ajoutée.
Les sports passant d’une pratique « entre-soi » à une pratique dans les équipes françaises ne sont pas oubliés.

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– La troisième et dernière partie porte un éclairage sur les apports successifs de cultures d’origines très diversifiées au travers de la langue, des pratiques religieuses, des arts, de la littérature, de la musique mais aussi autour des objets de la vie quotidienne. Artistes, écrivains devenus célèbres sont évoqués de Chopin à Goscinny en passant par Joséphine Baker …

On peut à la fin de cette partie lever la tête pour voir suspendus des objets devenus « patrimoine » ou des objets et plats devenus familiers en France aujourd’hui et en découvrir l’origine sur des écrans tactiles.

A chaque fois comme j’ai essayé de le montrer au fur et à mesure, les documents exposés sont très variés : objets, photographies, affiches, caricatures, films,oeuvres d’art, témoignages que l’on peut écouter tout au long du parcours grâce à un audio-guide, chansons

Enfin un prolongement est réalisé avec la « galerie des dons » : chaque visiteur peut contribuer à cette collection en faisant un don ou un prêt. Chaque dépôt est accompagné d’un témoignage. L’objet, l’archive, le document, déposé devient alors un élément des collections du musée. La galerie des dons fait « entrer au musée » des histoires, des photos ou des objets souvent transmis de génération en génération. Actuellement on peut par exemple voir la truelle du père de François Cavanna.

Quelle exploitation avec des élèves ?

Depuis 2 ans avec mon collège situé dans la Marne, nous emmenons les 3è une journée entière sur ce lieu : une demie journée est consacrée à la visite (avec un questionnaire d’exploration) du bâtiment proprement dit dans le cadre de l’HDA (Histoire de Arts) , la seconde demie journée est réservée à un parcours avec questionnaire dans l’exposition permanente dans le cadre du cours d’histoire.
Deux heures pour chacun des thèmes et s’il ne pleut pas, on va jusqu’au bord du lac Daumesnil pour leur montrer le cadre de l’exposition coloniale de 1931.

Quelles ressources peut-on trouver en ligne ?

Elles sont très abondantes :

L’adresse du site : http://www.histoire-immigration.fr/

J’y ai exploré une grande partie des ressources et j’ai sélectionné celles qui peuvent intéresser les enseignants :

– une présentation de l’exposition permanente    attention celle-ci a été modifiée en juillet 2014 et les documents à destination des enseignants ne sont toujours pas actualisés au 4 décembre 2014.

– les textes des tables chronologiques

– les témoignages qui sont présents tout au long de l’exposition et qu’on n’a pas le temps d’écouter.

– des dossiers thématiques Confiés à des chercheurs, ces dossiers apportent des éclairages sur différents aspects de l’histoire de l’immigration en France : groupes nationaux, modes de vie, événements fondateurs, culture, luttes, travail, …

– des repères sur les enjeux contemporains : on peut y accéder sur place aussi dans un espace qui leur est dédié.

– l’espace pédagogique proprement dit. et bien sûr des documents destinés aux enseignants de primaire, collège et de lycée avec des parcours pédagogiques pour une visite autonome téléchargeables, modulables. On trouve même un parcours sur le bâtiment Art Déco.

Bref une mine d’informations qui permet à chacun en complément d’une visite, ou sans se déplacer d’accéder à des ressources vraiment très riches.

A ne pas oublier : la médiathèque Abdelmalek Sayad, vaste, agréable et déjà riche de documents. elle est ouverte depuis le milieu de l’année 2009. jpg_mediatheque

Conclusion :

Si vous avez le temps venez découvrir sur place tout cet ensemble.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, les ressources en ligne sont accessibles et elles doivent être encore enrichies.

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Léonard de Vinci, projets, dessins, machines : exposition à la Cité des sciences

L’exposition depuis le mois d’octobre 2012 et jusqu’au 18 août 2013, est construite autour de la collection de maquettes de machines du Museo Nazionale della Scienza e della Technologia de Milan. Ces 40 maquettes ont été créées dans les années 1950 à partir des dessins de Léonard. Aujourd’hui, des chercheurs étudient aussi la nature avec attention et s’en inspirent pour créer machines et matériaux nouveaux, reprenant à leur compte la démarche intuitive de Léonard.

L’exposition est organisée autour des thèmes suivants :
– Introduction : des écrans permettent de visualiser le contexte et l’oeuvre de Vinci. L’inconvénient est qu’il y a 4 écrans et que l’accès en est difficile si les visiteurs sont nombreux. Heureusement c’est en ligne sur le site !

– Transformer le mouvement : on peut par exemple voir la maquette de la grande grue à contrepoids dessinée par Léonard à partir des observations qu’il a faites sur le chantier de la cathédrale de Florence par Brunelleschi.
Dans cette partie se trouve une « table multitouch » où l’on peut observer certaines pages des manuscrits de Léonard.

– Préparer la guerre : Architecte et ingénieur militaire pour Cesare Borgia, Vinci dessine  de nombreuses armes et dispositifs militaires.

– S’inspirer du vivant : La bioinspiration est une nouvelle discipline scientifique  qui  renvoie à une idée lumineuse de Léonard de Vinci : puiser des solutions techniques dans la Nature. On peut découvrir des projets actuels tels que le Smartbird, inspiré du vol du goéland;  le robot octave, inspiré de la vision et du vol de la mouche et de l’abeille; la soie de l’araignée dont les chercheurs essayent de reproduire les caractéristiques de manière industrielle; l’avion du futur qui utilise les caractéristiques de la peau de requin, de la feuille de lotus … er enfin le robot Angels qui reproduit la nage de l’anguille .

– Imaginer le vol :  Léonard réalise plusieurs études sur le vol. Les ailes mécaniques qu’il dessine transposent ses observations sur le vol des oiseaux.

– Améliorer la fabrication : À Milan, Léonard fait du textile l’un de ses champs d’étude privilégiés, cherchant à résoudre les problèmes pratiques qu’il observe : fabrication des cordes ou du feutre, bobinage, cardage. Il améliore les procédés existants notamment en les automatisant.

Il conçoit aussi des fêtes et des spectacles, depuis la machinerie jusqu’aux costumes et aux lumières : on eut voir une maquette de scène (en panne en ce mois de juillet)

– Unifier le savoir :  Cette dernière partie permet d’avoir une vision très large et thématique du contenu de ses carnets dont une partie se trouvent en France.

L’ensemble des ressources mises en ligne sur le site de la Cité des sciences est très complet :

– de nombreuses animations visibles dans l’exposition sont en ligne, un parcours sonore pour smartphone est téléchargeable et sur la même page les fichiers sons et textes de ce parcours.

un carnet de visite en famille est téléchargeable et disponible à l’entrée de l’exposition.

Un jeu en ligne pour les CM et 6-5è « De simples machines ».

Il faut compter environ deux heures si on veut regarder l’ensemble des animations proposées. Cette exposition est accessible aux plus jeunes car très visuelle et conviendra à toute la famille. De plus, en ces temps de vacances estivales, la cité des sciences ne semble pas trop fréquentée, ce qui permet un meilleur accès aux différentes animations multimédias de cette exposition.

Pour trouver les informations pratiques :

Le site de l’exposition

Napoléon et l’Europe : expo au musée de l’armée

Une exposition consacrée à « Napoléon et l’Europe » se déroule en ce moment au musée de l’armée aux Invalides depuis le  27 mars jusqu’au 14 juillet 2013.

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L’intérêt de cette exposition réside dans les regards croisés, divers voire opposés, des contemporains, sur des thèmes touchant à la guerre, la politique, la diplomatie, l’administration, la monnaie, la propagande, les arts…
On y voit de nombreuses caricatures anglaises, des monnaies, des exemplaires du Code Civil en plusieurs langues des costumes : par exemple celui dans lequel l’amiral Nelson est mort à la bataille de Trafalgar, ou la pèlerine grise de Napoléon pendant la campagne de Russie, mais aussi des peintures comme le tableau de Goya « Dos de  Mayo », une aquarelle de Turner sur la bataille de Waterloo ou le célèbre tableau montrant Napoléon franchissant  le col du St Bernard.

Elle est très intéressante mais assez longue à parcourir.
Par contre tout a été fait pour que les visiteurs ne se noient pas dans la masse d’informations .
Les plus jeunes ont un livret (à demander à l’entrée ) et des panneaux explicatifs très clairs tout en étant assez détaillés, leur sont destinés tout au long du parcours.
Les adultes peuvent emprunter le « livret du visiteur » avec des commentaires plus détaillés sur certains objets.
Des explications vidéos sont à découvrir comme le commentaire du croquis réalisé par Napoléon pour la bataille d’Austerlitz, ou le journal du lieutenant Chevalier dont on peut voir les dessins et entendre les commentaires, ceux qui concernent le passage de la Berezina montrent l’horreur de cet épisode.

Enfin , un mini-site consacré à cette exposition est en ligne :

http://www.musee-armee.fr/ExpoNapoleonEurope/

On y trouve des images, des textes et des vidéos.
Le livret  jeunes et le livret de visite adulte (il est aussi en anglais et en espagnol)

De quoi prolonger et/ou préparer la visite.
Le numéro du magazine Histoire Junior du mois de mai est en partie consacré à cette exposition

On peut aussi si on est sur place, regarder en sortant la statue de Napoléon dans la cour des Invalides, sous l’horloge. cette statue était à l’origine au sommet de la colonne de la place Vendôme, qui honore la Grande Armée

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Redécouvrir Jean Moulin : expo à Paris

 Le musée Jean Moulin s’est s’enrichit du legs d’une petite cousine de Jean Moulin, ce qui donne l’occasion d’une exposition qui se déroule depuis le 17 avril jusqu’au 29 décembre 2013, alors que c’est le 70ème anniversaire de la disparition de Jean Moulin.

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Cette exposition met en valeur l’homme, sa famille, ses amis, ses oeuvres artistiques et bien sûr sa carrière politique puis son engagement dans la Résistance.

De très nombreux documents permettent de « redécouvrir » Jean Moulin : lettres, photographies, dessins, objets jalonnent tout le parcours de cette vie.
Les thèmes abordés sont les suivants :

– Les années de jeunesse (1899-1922)
– La période savoyarde (1922-1930) :
Plus jeune sous-préfet de France, à Albertville, il développe ses activités artistiques sous le nom de Romanin. On voit dans l’exposition de nombreux dessins satiriques.
Il se marie en 1926 pour divorcer en 1928 .
– La période bretonne (1930-1933)
Sous-préfet à Chateaulin, il se lie avec des artistes dont Max Jacob. Il  illustre le recueil « Armor  » écrit par le poète breton  Tristan Corbière de 8 eaux-fortes (un exemplaire est visible à la fin du parcours de l’exposition). Il utilisera plus tard des vers de Corbière pour coder ses messages.
Il fréquente les salons parisiens et les galeries d’art, publie des dessins dans Gringoire par exemple.
– Aux côtés de Pierre Cot :
De fin 1932 à 1938, il a des postes plus politiques au cabinet de Pierre Cot sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. Préfet de Chartres.
En 1934, il se trouve à paris pendant les manifestations de Février. Le 12 Février 1934,  décroit la manifestation du 6 février dans  à ses parents. En voici un extrait  que j’ai recopié :

« Mardi soir je suis allé sur le pont de la Concorde et j’ai pu voir avec quelle sauvagerie les « Croix de feu » et les camelots du roi chargeainet les gardes de l’ordre désarmés.
C’est par dizaines qu’on emportait les blessés dans les rangs des gardes mobiles et des gardiens de la paix. 
Les gardes républicains à cheval étaient désarçonnés par les émeutiers qui tranchaient les jarrets des chevaux avec des lames de rasoir.
J’ai  vu aussi que les premiers coups de feu sont partis des émeutiers.  »
Pendant le front populaire il est rappelé auprès de Pierre Cot et s’occupe en particulier de l’aide aux Républicains espagnols.

– Premier combat : 
il est Préfet de Rhodez en 1938 (le plus jeune préfet de France) et début 1939, Préfet de Chartres.
Pendant cette période , il rédige sous journal « 1er combat » qui sera publié après sa mort.
Après son arrestation suite à son refus d’obéïr aux autorités allemandes, et sa tentative de suicide, il envoie à ses parents une photo pour les rassurer, il a une écharpe autour du cou pour masquer la cicatice. IL est révoqué en 1940 et commence à utiliser une fausse indentité « Joseph Mercier ».

– La mission Rex (1942-1943)
En octobre 1941, il a une première entrevue avec De Gaulle qui le nomme délégué du comité national français pour la zone libre, et il devient « Rex ».

Il est parachuté le 2 janvier 1942 . Son rôle : pourvoyeur de fonds et de matériel de transmission.

On peut voir des objets personnels de Jean Moulin : la toile dans laquelle étaient les ordres de mission quand il a été parachuté, un brouillon de grille de codage avec les vers de Corbière.
Il va créer un  bureau d’information et de presse qui sera chargé des échanges avec Londres.

– L’unificateur de la Résistance
Lors de sa seconde mission auprès de De gaulle, celui-ci le nomme son délégué pour toute la France et il reçoit la Croix de Compagnon de la Llibération, le 17 octobre 1942 sous le nom de « caporal Mercier ».
Il créée le Conseil National de la Résistance et réunit le 27 mai 1943les 18 participants. On peut voir le rapport qu’il a rédigé sur cette réunion.

Arrêté le 21 juin à Calluire dans la maison du docteur Dugoujon, il meurt en juillet lors de son transport en train après avoir été torturé par Klaus Barbie.
On peut voir les portraits et biographies des autres hommes arrêtés comme lui ce jour-là , dont Raymond Aubrac.

– Enquête sur la mort de Jean Moulin
Dans cette partie de l’exposition on peut lire le texte du discours d’André Malraux lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon en décembre 1964, ainsi qu’un exemplaire de son journal « 1er combat » que De Gaulle préfacera.

– La galerie Romanin :
Toute une partie de l’exposition présente la galerie d’art qu’il a ouverte à Nice (inaugurée le 9 février 1943 elle sera fermée après sa mort). Y étaient exposées la collection personnelle de Jean Moulinet des toiles de maîtres (Chirico, Dufy, Matisse …) Il avait voulu se conserver une vie professionnelle, tout en ayant une « couverture » et des contacts avec les résistants de la région de Nice.

Pour en savoir davantage :

se rendre sur place au musée Jean Moulin  : le musée est au-dessus de la gare Montparnasse, il faut sortir à droite depuis la gare le long des voies TGV, trouver un escalier métallique qui mène vers « le jardin de l’Atlantique » et ensuite c’est fléché (pas évident à trouver la 1ère fois).

– L’exposition Redécouvrir Jean Moulin se prolonge sur le Web grâce à l’AERI.
http://www.itineraires-jean-moulin.fr propose sur smartphones, tablettes et ordinateurs de découvrir ou redécouvrir les lieux témoins de l’histoire de Jean Moulin.

De très nombreux documents sont en ligne selon le parcours de l’exposition et permettront en particulier aux élèves préparant le Concours de la Résistance, selon les thèmes futurs d’y trouver de la matière.

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Sur le site de France inter, un article et des petites vidéos, présentent cette exposition.

La mini-série télévisée, adaptée de l’ouvrage Alias Caracalla de Daniel Cordier, diffusée sur France 3 les 25 et 26 mai 2013 à 20h45. Eric Caravaca interprète Jean Moulin, alias Rex. La série est présentée sur le site de France Inter.

Sur le site du magazine L’Histoire, un entretien avec Daniel Cordier  « Mon 27 mai 1943 »

L’impressionnisme et la mode, expo au Musée d’Orsay

A ne pas manquer, en ce moment et jusqu’au 20 janvier 2013, au musée d’Orsay, une superbe exposition intitulée « L’impressionnisme et la mode ».

Il Faut s’armer de patience pour faire la queue sans réserver (avec le Pass éducation c’est gratuit, même chose pour les moins de 18 ans).

Des robes à crinoline, à tournure, des chapeaux, des corsets, des gants… voisinent avec les tableaux des peintres. On s’y croirait d’autant qu’on aussi des pages de catalogues du Bon Marché avec des échantillons.
Deux salles comportent des chaises avec les noms des invités de la société artistique et aristocratique de l’époque, on se surprend à regarder les noms sur les étiquettes.

L’essentiel est consacré à la mode féminine, mais une petite salle montre aussi le vêtement masculin.

Tout le monde y trouve son compte : les adultes comme les enfants (surtout les filles),les seniors et les plus jeunes, les spécialistes comme les amateurs. La scénographie est superbe, on fini sur de l’herbe (synthétique) pour l’évocation des scènes d’extérieur.

On y retrouve de grands classiques de Monet, Caillebotte, Renoi, Degas etc mais aussi des photographies des photographies sortant de l’atelier d’Eugène Disdéri.

Ressources en ligne :
Elles sont nombreuses et tout à fait utiles si l’on veut préparer ou compléter sa visite ou si on ne peut pas se déplacer.

– Le Café pédagogique a publié le 5 octobre  une présentation de cette exposition .

Présentation de l’exposition sur le site du musée d’Orsay

Le site consacré à l’exposition

La sélection de l’agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux.

Ressources « papier »
On peut s’offrir le gros catalogue mais deux petits ouvrages sont accessibles :

– le petit volume de la collection Gallimard Découvertes, comme d’habitude très utile.

– un album pour les enfants :  « A la mode impressionniste. Colorie, découpe, fabrique ». On peut habiller des personnages, dessiner les motifs de leurs vêtements… Mais c’est aussi le moyen de découvrir le décor des grands magasins, leur publicité, les noms des différentes pièces de l’habillement…

La Presse à la Une De la Gazette à Internet : expo à la BnF

La grande exposition (prévoir 2h) consacrée à la presse La Presse à la Une De la Gazette à Internet sur le site François Mitterrand de la BnF se déroule du 15 avril au 15 juillet 2012.

Elle est constituée de quatre parties :

1/ Une histoire de la presse en France
Le premier axe de l’exposition retrace les jalons de l’histoire de la presse, depuis les placards de  l’Ancien Régime jusqu’aux journaux en ligne.  A travers les unes, ce parcours rappelle les grands moments de la presse comme les plus sombres .
Pour la période de la révolution on peut par exemple voir des Unes du Vieux Cordeleir, du Père Duchêne, de l’Ami du Peuple.
A propos des 3 Glorieuses le rôle des ouvriers typographes en révolte est mis en valeur.
Dès 1843 la photographie apparaît : elle est reproduite sous forme de dessin puis gravée. A partir de 1914 le bélinogramme permettra de transmettre les images à distance.
Tout au long de cette fresque historique des journalistes, patrons de presse sont évoqués

2/ La fabrique de l’information
Le deuxième axe de l’exposition rappelle la façon dont l’information se construit, dans toute sa dimension matérielle. La description de cette « fabrique » révèle les multiples tâches accomplies, du terrain à l’imprimerie en passant par l’agence filaire (c’est-à-dire aujourd’hui l’AFP),  les photographes, les salles de rédaction avec les choix éditoriaux.

Sont exposés des outils de transmission , des dépêches d’agence, des photos, des, carnets de reportages, des planches-contacts …

3/ Ecrire l’évènement
Le troisième axe revient sur l’écriture de l’information et sur la diversité des sujetsque l’on trouve dans les  journaux et revues. Cinq grands genres,  sont développés . A chaque fois j’ai pointé sur un évènement particulier présenté dans l’exposition.
– Faits de guerre : avec par exemple une affiche présentant un article du Moniteur universel annonçant la prise de Sébastopol le 28 septembre 1855
–  Faits divers et judiciaires : la part est faite aussi aux archives sonores avec par ex la voix du chroniqueur judiciaire Frédéric Pottecher commentant un procès, mais aussi l’évocation de « l’Affaire Grégory »
– Fait mondain :  un reportage sur la vie chez les Pompidou à l’Elysée.
– Fait social :  Les halles du quartier de La Chapelle en 1929.
– Fait sportif :  Marcel Cerdan champion du monde

4/Défis contemporains : presse et information après la révolution numérique
Le dernier axe de l’exposition porte le regard sur les enjeux contemporains de la presse écrite, entre fragilisation du modèle économique traditionnel et interrogations éthiques face à l’accélération de la communication des données. Sans y répondre, l’exposition pose comme
balise la certitude que le besoin d’information des citoyens, au-delà même des supports et des  genres, demeure consubstantiel à la démocratie.

Chaque visiteur peut choisir de passer davantage de temps dans l’une ou l’autre des parties de cette très dense exposition.

Pour prolonger ou si on n’a pas le temps de tout voir en détail, ou si on ne peut pas s’y rendre, la BnF a comme d’habitude mis en ligne de très nombreuses ressources :

– une expo virtuelle
– des ressources complémentaires sur l‘histoire de la presse, sur le traitement de l’information
des albums avec des journaux, des photos de presse
– un très gros dossier pédagogique avec des pistes pédagogiques proposées, des fiches à télécharger   un parcours découverte pour les plus jeunes est annoncé mais je ne l’ai pas trouvé .

– Des visites sont proposées aux enseignants :
Visite guidée + conférence : les mercredis 9, 16, 23, 30 mai et le 6 juin 14h – 17h
Visite guidée : les mercredis 13, 20 et 27 juin : 14h30 – 16h
Réservation pour toutes activités : 01 53 79 49 49

Pour toutes les informations pratiques voir sur le site

Paris métropole 2020 : expo permanente au Pavillon de l’Arsenal/


Au pavillon de l’arsenal (près de la garde d’Austerlitz, métro Sully-Morland) : une nouvellle exposition permanente est visible  Paris métropole 2020.

On peut d’une part parcourir l’histoire de l’architecture de Paris avec une très grande frise chronologique illustrée depuis le moyen Age à aujourd’hui.
Une grande maquette de la ville est aussi visible ainsi que celle du quartier des Batignolles avec toutes les transformations en cours et en projet.

Le clou de cette exposition permet de montrer les projets sur une maquette téléchargeable qui s’affiche dans Google earth sur un écran géant que l’on peut manipuler soi-même. C’est assez saisissant !

Différentes ressources sont accessibles en ligne :

– la présentation de la maquette et de son montage :

http://www.parismetropole2020.com/evenement/

– la présentation de l’expo permanente

http://www.pavillon-arsenal.com/expositions/permanente.php

– des vidéos pour une visite guidée de paris

http://www.pavillon-arsenal.com/videosenligne/collection-3.php

 

On peut venir avec une classe, une visite gratuite de l’exposition permanente (la chronologie ) est possible.

Il faut contacter pour réserver le 01 42 76 31 22

mail : infopa@pavillon-arsenal.com