Le mémorial de Drancy.


Ce nouveau lieu de mémoire a été inauguré à l’automne 2012 par le président de la République François Hollande.

Situé face à la cite de la Muette où étaient regroupés les détenus juifs avant leur départ vers les lieux d’extermination,  il est d’une architecture simple, avec de larges baies vitrées donnant sur la cité de la Muette. Il a été  a été conçu par l’architecte suisse Roger Diener.

facade-memo

A l’extérieur du Mémorial :

Juste à côté se trouve un petit immeuble en briques qui existait déjà pendant la guerre et dont les propriétaires de l’époque louaient l’accès des fenêtres du 3è étage aux familles des détenus qui pouvaient ainsi espérer apercevoir des membres de leur famille dans la cour du camp;

vue générale

La cité de la Muette était en construction pour les ouvriers des usines de Drancy, proche du centre-ville, au cours des années 30 et non achevée au début de la guerre, seuls les murs, le sol et les escaliers étaient finis. Elle a été réquisitionnée par les autorités nazies en juin 1940 pour la détention provisoire des prisonniers de guerre français et anglais, puis pour les juifs raflés à partir d’août 1941
Après la guerre la cité a été achevée en 1948 et aujourd’hui environ 450 personnes y sont logées. Elle est classée depuis 2001 parmi les sites et monuments protégés de France.

cite

Et au milieu de la cité, à quelques mètres de la rue, à l’emplacement de l’allée d’entrée du camp, se trouve un monument ainsi qu’un wagon .

monument

Le monument en grès a été sculpté en 1973 et érigé ici en 1976, par Shlomo Selinger, un juif polonais qui a survécu à l’extermination. Des erreurs sont à signaler sur les inscriptions : ce ne sont pas 100 000 juifs qui ont été internés mais 63 000 sur les 76 000 juifs français déportés, 2500 à 3000 sont revenus et non 1518. Les chiffres ont été précisés avec les recherches historiques récentes. Il est signalé 256 fusillés comme otages, ce sera au mont Valérien.

wagon

Le wagon (donné par la SNCF et restauré) est semblable à ceux dans lesquels les déportés ont été emmenés en convois depuis les gares du Bourget puis de Bobigny vers les lieux d’extermination en Pologne, principalement Auschwitz. Ce camp était un lieu de transit entre les arrestations lors des rafles (par exemple celle du Vel d’Hiv en juillet 1942) et les départs en convois.

Que peut-on voir dans ce Mémorial ?

L’intérieur du mémorial (qu’il est interdit de photographier) présente une exposition permanente sur l’histoire du camp, des salles pédagogiques, un centre de documentation et une salle de conférences.

L’exposition permanente permet de comprendre l’histoire du camp avec une maquette, des photographies, des archives et des témoignages vidéos. On peut aussi y voir la façon dont était organisée la vie quotidienne des internés de 1941 à 1944

Une dizaine de films documentaires, réalisés par Patrick  Rotman sont visibles au cours de l’exposition, par exemple : les débuts du camp, l’administration du camp, le sort des enfants dans le camp. Une partie de ces liages vient de la propagande nazie.

Les enfants dans le camp : De 1942 à 1944 150 à 200 enfants vivaient en permanence dans ce camp, au total 10 000 enfants sont passés ici. Un réfectoire leur était réservé, une école était aussi organisée.

Un « objet » intéressera beaucoup les adolescents, il s’agit de la « table des destins » : une table interactive permet de suivre des individus dont on a retrouvé la trace et des documents les concernant.

Au centre un cube « la maison des enfants » dans laquelle on peut écouter les dernières lettres qu’ils ont écrites.

Des bornes de documentation permettent au visiteur de consulter des documents sur des sujets comme le règlement du camp, les dessins des déportés, la résistance, la chronologie des entrées et sorties …

On apprend aussi de nombreuses informations sur  l’organisation des déportations à partir de 1942 avec une carte, le calendrier des convois, des lettres jetées des trains …

Une visite avec des élèves.

Elle doit être préparée et c’est là où les choses se compliquent  ! Aucun document n’est actuellement accessible à un enseignant qui ne peut pas venir auparavant. Les enseignants de la région parisienne sont privilégiés, même si pour y parvenir c’est plutôt  fastidieux  : la circulation en banlieue n’est pas facile, il vaut mieux prendre les transports en commun et prévoir du temps pour le trajet.

Différentes propositions sont faites et expliquées brièvement en ligne : la discussion avec les personnes chargées de l’accueil est indispensable pour adapter la visite au groupe. La visite libre est possible mais il faudra construire entièrement les supports !

Informations pratiques pour se rendre au Mémorial de Drancy .

Les horaires, les moyens d’accès, les tarifs sont précisés sur le site du Mémorial de la Shoah.

Mes sources : Les notes prises lors de la visite proposée aux enseignants en octobre 2013 par le Mémorial de la Shoah et à laquelle j’ai participé. Les photos ont été réalisées par mes soins et sont libres de droits pour un usage pédagogique, merci de citer la source.

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