La valise mexicaine : expo de photos de la Guerre d’Espagne .

Au musée d’art et d’histoire du judaïsme, rue du temple à Paris, est visible une exposition intitulée : « la Valise mexicaine, Capa, Taro, Chim » du 27 février au 30 juin 2013.

De quoi s’agit-il ? Le sous-titre aide à la compréhension :  « Les négatifs retrouvés de la guerre civile espagnole »

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Ce sont  4500 négatifs d’images de la guerre civile espagnole, prises entre 1936 et 1939 par Gerda Taro – compagne de Capa tragiquement disparue en 1937 pendant la bataille de Brunete –, David Seymour, dit Chim et Robert Capa. On y trouve également des clichés du photographe et ami Fred Stein, représentant Taro.Ces films et clichés racontent aussi l’histoire de trois célèbres photographes juifs, totalement investis dans la cause républicaine, qui, au prix de risques considérables, ont jeté les bases de la photographie de guerre actuelle et donné ses lettres de noblesse au photoreportage engagé.  Les négatifs de la valise mexicaine, présentés ici sous la forme de planches-contact agrandies, dévoilent pour la première fois l’ordre de la prise de vue, ainsi que certaines images totalement inédites.

L’accrochage n’est pas toujours facile pour les visiteurs et on est obligé de se « tordre le cou » pour mieux voir les images, à cause de la forme « planche contact », de la taille (mais on peut prendre des loupes à l’entrée) et de la hauteur à laquelle les planches sont exposées (elles sont un peu trop hautes).

Passés ces inconvénients ,on (re)découvre des images de la guerre civile espagnole : scène de la vie quotidienne, de combats, colonnes de réfugiés, combattants au repos, très jeunes recrues, villes bombardées …
En pendant aux planches, des revues de l’époque avec les photos publiées .
On en sort avec des milliers d’images dans la tête, pour un enseignant d’histoire géographie, une très belle occasion de documentation.

Pour des lycéens,la visite est tout à fait recommandable, par contre  pour des collégiens, c’est moins évident car le programme de 3è ne permet pas d’y consacrer trop de temps sauf à coupler avec l’étude de Guernica en HDA.

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* Pour s’y rendre  (entrée gratuite pour les enseignants avec le « pass éducation »
Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris

* En ligne :

le site du musée avec toutes les informations pratiques
le mini-site consacré à l’exposition avec des liens, des vidéos…

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Napoléon et l’Europe : expo au musée de l’armée

Une exposition consacrée à « Napoléon et l’Europe » se déroule en ce moment au musée de l’armée aux Invalides depuis le  27 mars jusqu’au 14 juillet 2013.

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L’intérêt de cette exposition réside dans les regards croisés, divers voire opposés, des contemporains, sur des thèmes touchant à la guerre, la politique, la diplomatie, l’administration, la monnaie, la propagande, les arts…
On y voit de nombreuses caricatures anglaises, des monnaies, des exemplaires du Code Civil en plusieurs langues des costumes : par exemple celui dans lequel l’amiral Nelson est mort à la bataille de Trafalgar, ou la pèlerine grise de Napoléon pendant la campagne de Russie, mais aussi des peintures comme le tableau de Goya « Dos de  Mayo », une aquarelle de Turner sur la bataille de Waterloo ou le célèbre tableau montrant Napoléon franchissant  le col du St Bernard.

Elle est très intéressante mais assez longue à parcourir.
Par contre tout a été fait pour que les visiteurs ne se noient pas dans la masse d’informations .
Les plus jeunes ont un livret (à demander à l’entrée ) et des panneaux explicatifs très clairs tout en étant assez détaillés, leur sont destinés tout au long du parcours.
Les adultes peuvent emprunter le « livret du visiteur » avec des commentaires plus détaillés sur certains objets.
Des explications vidéos sont à découvrir comme le commentaire du croquis réalisé par Napoléon pour la bataille d’Austerlitz, ou le journal du lieutenant Chevalier dont on peut voir les dessins et entendre les commentaires, ceux qui concernent le passage de la Berezina montrent l’horreur de cet épisode.

Enfin , un mini-site consacré à cette exposition est en ligne :

http://www.musee-armee.fr/ExpoNapoleonEurope/

On y trouve des images, des textes et des vidéos.
Le livret  jeunes et le livret de visite adulte (il est aussi en anglais et en espagnol)

De quoi prolonger et/ou préparer la visite.
Le numéro du magazine Histoire Junior du mois de mai est en partie consacré à cette exposition

On peut aussi si on est sur place, regarder en sortant la statue de Napoléon dans la cour des Invalides, sous l’horloge. cette statue était à l’origine au sommet de la colonne de la place Vendôme, qui honore la Grande Armée

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Redécouvrir Jean Moulin : expo à Paris

 Le musée Jean Moulin s’est s’enrichit du legs d’une petite cousine de Jean Moulin, ce qui donne l’occasion d’une exposition qui se déroule depuis le 17 avril jusqu’au 29 décembre 2013, alors que c’est le 70ème anniversaire de la disparition de Jean Moulin.

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Cette exposition met en valeur l’homme, sa famille, ses amis, ses oeuvres artistiques et bien sûr sa carrière politique puis son engagement dans la Résistance.

De très nombreux documents permettent de « redécouvrir » Jean Moulin : lettres, photographies, dessins, objets jalonnent tout le parcours de cette vie.
Les thèmes abordés sont les suivants :

– Les années de jeunesse (1899-1922)
– La période savoyarde (1922-1930) :
Plus jeune sous-préfet de France, à Albertville, il développe ses activités artistiques sous le nom de Romanin. On voit dans l’exposition de nombreux dessins satiriques.
Il se marie en 1926 pour divorcer en 1928 .
– La période bretonne (1930-1933)
Sous-préfet à Chateaulin, il se lie avec des artistes dont Max Jacob. Il  illustre le recueil « Armor  » écrit par le poète breton  Tristan Corbière de 8 eaux-fortes (un exemplaire est visible à la fin du parcours de l’exposition). Il utilisera plus tard des vers de Corbière pour coder ses messages.
Il fréquente les salons parisiens et les galeries d’art, publie des dessins dans Gringoire par exemple.
– Aux côtés de Pierre Cot :
De fin 1932 à 1938, il a des postes plus politiques au cabinet de Pierre Cot sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. Préfet de Chartres.
En 1934, il se trouve à paris pendant les manifestations de Février. Le 12 Février 1934,  décroit la manifestation du 6 février dans  à ses parents. En voici un extrait  que j’ai recopié :

« Mardi soir je suis allé sur le pont de la Concorde et j’ai pu voir avec quelle sauvagerie les « Croix de feu » et les camelots du roi chargeainet les gardes de l’ordre désarmés.
C’est par dizaines qu’on emportait les blessés dans les rangs des gardes mobiles et des gardiens de la paix. 
Les gardes républicains à cheval étaient désarçonnés par les émeutiers qui tranchaient les jarrets des chevaux avec des lames de rasoir.
J’ai  vu aussi que les premiers coups de feu sont partis des émeutiers.  »
Pendant le front populaire il est rappelé auprès de Pierre Cot et s’occupe en particulier de l’aide aux Républicains espagnols.

– Premier combat : 
il est Préfet de Rhodez en 1938 (le plus jeune préfet de France) et début 1939, Préfet de Chartres.
Pendant cette période , il rédige sous journal « 1er combat » qui sera publié après sa mort.
Après son arrestation suite à son refus d’obéïr aux autorités allemandes, et sa tentative de suicide, il envoie à ses parents une photo pour les rassurer, il a une écharpe autour du cou pour masquer la cicatice. IL est révoqué en 1940 et commence à utiliser une fausse indentité « Joseph Mercier ».

– La mission Rex (1942-1943)
En octobre 1941, il a une première entrevue avec De Gaulle qui le nomme délégué du comité national français pour la zone libre, et il devient « Rex ».

Il est parachuté le 2 janvier 1942 . Son rôle : pourvoyeur de fonds et de matériel de transmission.

On peut voir des objets personnels de Jean Moulin : la toile dans laquelle étaient les ordres de mission quand il a été parachuté, un brouillon de grille de codage avec les vers de Corbière.
Il va créer un  bureau d’information et de presse qui sera chargé des échanges avec Londres.

– L’unificateur de la Résistance
Lors de sa seconde mission auprès de De gaulle, celui-ci le nomme son délégué pour toute la France et il reçoit la Croix de Compagnon de la Llibération, le 17 octobre 1942 sous le nom de « caporal Mercier ».
Il créée le Conseil National de la Résistance et réunit le 27 mai 1943les 18 participants. On peut voir le rapport qu’il a rédigé sur cette réunion.

Arrêté le 21 juin à Calluire dans la maison du docteur Dugoujon, il meurt en juillet lors de son transport en train après avoir été torturé par Klaus Barbie.
On peut voir les portraits et biographies des autres hommes arrêtés comme lui ce jour-là , dont Raymond Aubrac.

– Enquête sur la mort de Jean Moulin
Dans cette partie de l’exposition on peut lire le texte du discours d’André Malraux lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon en décembre 1964, ainsi qu’un exemplaire de son journal « 1er combat » que De Gaulle préfacera.

– La galerie Romanin :
Toute une partie de l’exposition présente la galerie d’art qu’il a ouverte à Nice (inaugurée le 9 février 1943 elle sera fermée après sa mort). Y étaient exposées la collection personnelle de Jean Moulinet des toiles de maîtres (Chirico, Dufy, Matisse …) Il avait voulu se conserver une vie professionnelle, tout en ayant une « couverture » et des contacts avec les résistants de la région de Nice.

Pour en savoir davantage :

se rendre sur place au musée Jean Moulin  : le musée est au-dessus de la gare Montparnasse, il faut sortir à droite depuis la gare le long des voies TGV, trouver un escalier métallique qui mène vers « le jardin de l’Atlantique » et ensuite c’est fléché (pas évident à trouver la 1ère fois).

– L’exposition Redécouvrir Jean Moulin se prolonge sur le Web grâce à l’AERI.
http://www.itineraires-jean-moulin.fr propose sur smartphones, tablettes et ordinateurs de découvrir ou redécouvrir les lieux témoins de l’histoire de Jean Moulin.

De très nombreux documents sont en ligne selon le parcours de l’exposition et permettront en particulier aux élèves préparant le Concours de la Résistance, selon les thèmes futurs d’y trouver de la matière.

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Sur le site de France inter, un article et des petites vidéos, présentent cette exposition.

La mini-série télévisée, adaptée de l’ouvrage Alias Caracalla de Daniel Cordier, diffusée sur France 3 les 25 et 26 mai 2013 à 20h45. Eric Caravaca interprète Jean Moulin, alias Rex. La série est présentée sur le site de France Inter.

Sur le site du magazine L’Histoire, un entretien avec Daniel Cordier  « Mon 27 mai 1943 »

Larmes d’albâtre : les pleurants du tombeau de Jean sans Peur

Une toute petite exposition mais magnifique au musée de Cluny à Paris, jusqu’au 13 juin.

Il s’agit des pleurants du tombeau de Jean sans Peur. Ils proviennent du monument funéraire du duc de  Bourgogne et de son épouse Marguerite de Bavière, commandé par leur fils Philippe le Bon en 1443.
A cause de travaux de rénovation au musée des beaux-arts de Dijon, les pleurants ont fait « une tournée » mondiale qui se termine au musée de Cluny avant leur réinstallation au musée de Dijon.

Selon le contrat, les artistes ( Jean de La Huerta  et son successeur Antoine Le Moiturier) devaient s’inspirer au plus près du tombeau de Philippe le Hardi, père de Jean sans Peur. L’ensemble a été réalisé entre 1443 et 1470.

Hors du cadre du tombeau, la muséographie permet ici aux visiteurs de mieux les admirer. Chacun des pleurants a un attitude différente et l’ensemble forme une procession dans laquelle on peut voir à la fois des religieux (chartreux, évêque, chantres) et des membres de la « maison  ducale » (parents et officiers). Une très bonne source pour l’histoire des arts en 5è.pleurants

Pour s’y rendre :

Musée de Cluny
6 place Paul Painlevé
75005 Paris

Jours et heures d’ouverture
Tous les jours sauf le mardi, de 9h15 à 17h45.

C’est gratuit pour les enseignants avec la carte pass !