La demeure médiévale à Paris, expo aux Archives nationales.

Une superbe exposition, très documentée se déroule en ce moment et jusqu’au 14 janvier 2013 aux Archives nationales, rue des Francs-Bourgeois à Paris. Elle est consacrée à la demeure médiévale. Dans la cour des Archives de grandes photographies de certaines de ces demeures.

L’exposition est organisée en 4 parties avec des documents manuscrits (et plusieurs fois une transcription d’extraits), des maquettes, des sculptures, des gravures.

A noter la présence de documents numériques :
– une animation numérique : construction d’une maison parisienne traditionnelle à pan de bois de la fin du Moyen-Age
– une application multimédia interactive permettant de localiser les demeures médiévales en fonction de leur époque
– une restitution en 3D des caves de la maison d’Ourscamp

Les quatre parties permettent la présentation de :
I) La ville de Paris au Moyen-Age
– la ville et son reflet dans les sources historiques
– la demeure dans l’espace urbain
– la demeure médiévale dans le paris actuel (avec en particulier l’hôtel de Clisson)
– les demeures de l’élite parisienne, l’habitat des faubourgs, les maisons sur les ponts.

II) La demeure en chantier
– le décor monumental
– les caves médiévales à Paris

III) Une chambre parisienne à la fin du Moyen-Age
Tout un ensemble de mobilier et d’objets permettent au visiteur d’avoir une idée précise de l’intérieur d’une demeure (à compléter avec ce que l’on peut voir à la Tour Jean Sans Peur dont la maquette est d’ailleurs présente dans cette exposition)

IV) Postérité
Il s’agit de présenter de quelle manière la demeure médiévale  parisienne est restée présente dans la littérature, le cinéma, l’archéologie.

Les ressources : 

Un diaporama en ligne permet de lire et déchiffrer un document manuscrit . Il s’agit d’une charte de 1295 (27 ou 28 juillet) Acte du prévôt de Paris notifiant un rapport d’experts qui donne raison au curé de cette église contre le voyer du roi, Étienne Barbette, au sujet de la légalité de fenêtres percées dans une maison située entre le cimetière et la fontaine des Saints-Innocents.

Ne pas oublier de demander le précieux livret élaboré pour cette exposition : il permet pour chaque document exposé d’avoir un commentaire précis. Il faut d’ailleurs prévoir entre 1h30 et 2h pour pouvoir profiter de toutes les informations de l’exposition conjuguées avec celles du livret. Pour tous les renseignements pratiques, consulter le site des archives nationales 

L’impressionnisme et la mode, expo au Musée d’Orsay

A ne pas manquer, en ce moment et jusqu’au 20 janvier 2013, au musée d’Orsay, une superbe exposition intitulée « L’impressionnisme et la mode ».

Il Faut s’armer de patience pour faire la queue sans réserver (avec le Pass éducation c’est gratuit, même chose pour les moins de 18 ans).

Des robes à crinoline, à tournure, des chapeaux, des corsets, des gants… voisinent avec les tableaux des peintres. On s’y croirait d’autant qu’on aussi des pages de catalogues du Bon Marché avec des échantillons.
Deux salles comportent des chaises avec les noms des invités de la société artistique et aristocratique de l’époque, on se surprend à regarder les noms sur les étiquettes.

L’essentiel est consacré à la mode féminine, mais une petite salle montre aussi le vêtement masculin.

Tout le monde y trouve son compte : les adultes comme les enfants (surtout les filles),les seniors et les plus jeunes, les spécialistes comme les amateurs. La scénographie est superbe, on fini sur de l’herbe (synthétique) pour l’évocation des scènes d’extérieur.

On y retrouve de grands classiques de Monet, Caillebotte, Renoi, Degas etc mais aussi des photographies des photographies sortant de l’atelier d’Eugène Disdéri.

Ressources en ligne :
Elles sont nombreuses et tout à fait utiles si l’on veut préparer ou compléter sa visite ou si on ne peut pas se déplacer.

– Le Café pédagogique a publié le 5 octobre  une présentation de cette exposition .

Présentation de l’exposition sur le site du musée d’Orsay

Le site consacré à l’exposition

La sélection de l’agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux.

Ressources « papier »
On peut s’offrir le gros catalogue mais deux petits ouvrages sont accessibles :

– le petit volume de la collection Gallimard Découvertes, comme d’habitude très utile.

– un album pour les enfants :  « A la mode impressionniste. Colorie, découpe, fabrique ». On peut habiller des personnages, dessiner les motifs de leurs vêtements… Mais c’est aussi le moyen de découvrir le décor des grands magasins, leur publicité, les noms des différentes pièces de l’habillement…

L’art en guerre, expo au Musée d’art Moderne de Paris

Cette longue exposition  intitulée » L’Art en guerre France 1938-1947 De Picasso à Dubuffet » se déroule jusqu’au 17 février 2013.
Elle montre comment les artistes ont modifié en profondeur les contenus et les formes de l’art en France de 1938 à 1947.

14 sections forment le parcours de cette exposition avec 3 grandes périodes de l’Histoire : la première période est celle des prémices de la seconde Guerre Mondiale, à travers les travaux de l’année 1938 dans lesquels se ressentent la montée des périls, des emprisonnements :
1) Paris 1938 : prémonitions surréalistes

La seconde période est celle de la rapide guerre et de l’Occupation nazie durant laquelle les artistes sont obligés de s’exprimer clandestinement et s’adaptent au régime de propagande exigé par les nazis. Ceux qui sont emprisonnés dans des camps vont produire sur des matériaux très variés jusqu’à leur départ définitif vers Aushwitz ou d’autres lieux d’extremination.
2) Dans les camps en France
3) Exils, refuges et clandestinités
4) Histoire
5) Maîtres référents
6) Jeunes peintres
7) Picasso dans l’atelier
8) Au musée national d’Art moderne (1942)
9) Le salon des rêves de Joseph Steib
10) Dans les camps (suite)
11) Jeanne Bucher galerie

Enfin, la troisième partie traite de l’après-guerre, de 1944 à 1947, où certains artistes tentent de se reconstruire tandis que d’autres expérimentent de nouvelles méthodes afin de se détacher de tout point de repère artistique.

12) Libération
13) Décompressions
14) Les anartistes

Ressources en ligne :

Le site du MAM permet d’avoir une idée partie du contenu de l’exposition   avec en particulier des visuels car il est interdit de prendre des photographies sur place.

Le dossier de presse, très fourni sera bien utile à l’enseignant car il contient une grande partie des textes de l’exposition, ainsi que des extraits du catalogue.

Il est accompagné d’un document avec 42 visuels destinés à la presse que les élèves et les enseignants ont à disposition pour un usage personnel.

Dans l’optique de la préparation au Concours National de la Résistance 2012-2013, dont le thème est « Communiquer pour résister », une analyse de cette exposition est est en ligne sur le site du Cercle d’étude de la Shoah

Des publications « papier » :

Si vous voulez le gros catalogue, il est très complet mais c’est un gros pavé avec en particulier la deuxième moitié sous forme d’un abécédaire des évènements et des artistes de cette époque.

Par contre pour une modique somme (3€) le petit journal permet en 32 pages d’avoir un très bon aperçu de l’exposition : les textes des présentations, mais surtout des illustrations qui reflètent bien le contenu.