expo : La véritable histoire de Zarafa

Pourquoi une girafe a-t-elle eu une influence sur la diplomatie au XIXè siècle ?

Vous le saurez en allant visiter la toute petite expositon au cabinet du muséum d’histoire naturelle : La véritable histoire de Zarafa.

Cette petite exposition relate donc l’aventure d’une girafe du Soudan qui s’est retrouvée embarquée en bateau sur le Nil puis jusqu’à Marseille pour enfin arriver à Paris après un périple à pattes de 880 km, le 30 juin 1827.
Pourquoi Zarafa s’est-elle retrouvée ainsi liée à  la diplomatie ?
Depuis l’expédition d’Egypte et la fin des guerres napoléoniennes, les échanges culturels et scientifiques  se sont développées entre la france et l’Egypte.
Dans les années 1820, Méhemet-Ali apporte son soutien à l’Empire Ottoman dans sa guerre contre la Grèce. mais en 1822, le massecre de la population de Chio, par les Turcs avec l’aide des troupes égyptiennes suscite l’indignation des pays occidentaux et en particulier de la France.

Afin d’apaiser ce contexte conflictuel, le Consul de France au Caire suggère à Méhemet-Ali d’offrir au roi de France Charles X, un cadeau diplomatique exceptionnel pour l’époque : une girafe vivante ! celui-ci venait d’acquérir deux girafeaux femelles, l’une sera destinée à la France, l’autre à l’Angleterre qui en avait sollicité l’envoi.
Et c’est ainsi que commença l’histoire de Zarafa.

L’exposition relate ce fait peu banal grâce au carnet de voyage rédigé par Etienne Geoffroy Saint Hilaire, professeur de zoologie du Muséum, responsable de la ménagerie du Jardin des Plantes et ancien de l’expédition d’Égypte, qui a accompagné la girafe tout le long de sa remontée jusqu’à Paris.

Elle devient la «star» du Jardin des Plantes. 600 000visiteurs viennent l’admirer durant l’été 1827 !
Des billets spéciaux sont imprimés à cette occasion. Grâce aux recettes, le Muséum fait construire de nouveaux bâtiments.
La girafe devient follement à la mode ; son effigie est reproduite sur des assiettes, des papiers peints que l’on peut voir dans les vitrines  de l’exposition.

En 1845, elle meurt dans l’indifférence. Naturalisée, elle est aujourd’hui exposée au Muséum de La Rochelle.

Les enfants apprécieront aussi de voir les reproductions des dessins, les objets de la girafomania, et une toute petite expo peut ainsi leur donner envie de revenir dans un musée. La promenade ensuite dans le jardin des plantes ou la visite de la ménagerie complétera de façon ludique cette « leçon d’histoire ».

Les ressources en ligne :

– les infos pratiques :  horaires, accès, tarifs.

– On peut télécharger un petit document racontant cette histoire

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Paris métropole 2020 : expo permanente au Pavillon de l’Arsenal/


Au pavillon de l’arsenal (près de la garde d’Austerlitz, métro Sully-Morland) : une nouvellle exposition permanente est visible  Paris métropole 2020.

On peut d’une part parcourir l’histoire de l’architecture de Paris avec une très grande frise chronologique illustrée depuis le moyen Age à aujourd’hui.
Une grande maquette de la ville est aussi visible ainsi que celle du quartier des Batignolles avec toutes les transformations en cours et en projet.

Le clou de cette exposition permet de montrer les projets sur une maquette téléchargeable qui s’affiche dans Google earth sur un écran géant que l’on peut manipuler soi-même. C’est assez saisissant !

Différentes ressources sont accessibles en ligne :

– la présentation de la maquette et de son montage :

http://www.parismetropole2020.com/evenement/

– la présentation de l’expo permanente

http://www.pavillon-arsenal.com/expositions/permanente.php

– des vidéos pour une visite guidée de paris

http://www.pavillon-arsenal.com/videosenligne/collection-3.php

 

On peut venir avec une classe, une visite gratuite de l’exposition permanente (la chronologie ) est possible.

Il faut contacter pour réserver le 01 42 76 31 22

mail : infopa@pavillon-arsenal.com

La France de 2040 : expo de cartes en ligne.

Cette exposition de cartes magistrales qui imaginent les scénarios pour la France de 2040 est visible au Conseil économique, social et environnemental jusqu’au 3 juin 2012, sauf que le jour où j’ai voulu m’y rendre, il y avait un déjeuner annuel exceptionnel ! Donc je n’ai pu qu’apercevoir la salle.

Les affiches sont de très grandes dimensions et leur reproduction en ligne est de très grande qualité. Par exemple celle sur les espaces de faible densité  fait 21,9Mo.

On y trouve des ressources  très utiles pour nos cours de géographie, voici les thèmes de ces cartes :

– L’urbain-métropolisé français dans la mondialisation,
– Les systèmes métropolitains intégrés,
– Les portes d’entrée de la France et les systèmes territoriaux des flux,
– Les espaces de la dynamique industrielle,
– Les villes intermédiaires et leurs espaces de proximité,
– Les espaces de développement résidentiel et touristique,
–  Les espaces de la faible densité,
– Démographie mondiale et vieillissement,
–  Les territoires français face au changement climatique,
– Urbanisation, paysages et artificialisation des sols.

L’entrée est gratuite : ouverture du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00.

Cela se trouve au Conseil Economique Social et Environnemental, 9 place d’Iena, 75016 Paris, métro Iéna.

Pour accéder au site et télécharger les cartes.

expo : les miniatures flamandes à la Bnf

Vous n’avez jamais vu de manuscrits enluminés ?
Vous aimez les manuscrits enluminés ?

Alors vite allez voir la magnifique exposition à la Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand.

Cette exposition est organisée en collaboration avec la Biblitothèque royale de Belgique. Pourquoi ?

Les anciens Pays-Bas méridionaux comportaient de nombreux territoires, progressivement réunis sous l’autorité des ducs de Bourgogne. Au cours du siècle, Philippe le Hardi, Jean sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire gagnèrent peu à peu en indépendance et constituèrent une entité territoriale autonome étendue, correspondant au Nord de la France et à l’actuelle Belgique.
L’ensemble des œuvres qui y virent le jour sont dites « flamandes ». Le mot, employé dans son sens le plus large, ne concerne donc pas seulement le comté de Flandre.

La bibliothèque des ducs de Bourgogne est à l’image de leur puissance. Amateurs d’art et de littérature, ils se constituent peu à peu une bibliothèque aussi riche que diversifiée.  C’est aussi une manière d’asseoir leur autorité. Et les courtisans suivent leur exemple.

L’exposition parcourt donc une période qui commence sous le règne de Jean sans Peur (1404) et s’achève avec la disparition de Marie de Bourgogne (1482), dernière héritière de la dynastie bourguignonne.

Les deux organismes se sont donc associés pour présenter en deux expositions 90 manuscrits. La 1ère expo a eu lieu fin 2001 à Bruxelles et la seconde se déroule jusqu’au 10 juin 2012 à la BnF sur le site François Mitterrand.

Deux ouvrages issus chacun de l’une des bibliothèques, sont particulièrement mis en valeur :
La Vie de sainte Catherine d’Alexandrie, a été réalisé à la fin du Moyen-Âge pour Marguerite d’York, sœur du roi d’Angleterre Edouard IV et épouse de Charles le Téméraire. C’est un manuscrit inédit de Simon Marmion, l’un des plus grands enlumineurs du XVe siècle. Il comporte entre autres quatorze miniatures, accompagnées de bordures décorées de fleurs et de rinceaux, illustrant les épisodes de
la vie de sainte Catherine d’Alexandrie. Il a été acquis en 2011 par la BnF grâce au mécénat et avait été classé « trésor national » en 2008

Les Chroniques de Hainaut.  Commandé par Philippe le Bon ce manuscrit est aujourd’hui à la Bibliothèque royale de Belgique. En 1446, le duc a en sa possession la Bourgogne, la Franche-Comté et la Flandre dont il a hérité  mais aussi d’autres possessions couvrant les anciens Pays-Bas méridionaux, en particulier le Hainaut confisqué à force de persévérance à sa cousine Jacqueline de Bavière. Sa puissance et sa fortune dépassent celles du roi de France. et le frontispice de ses chroniques le met en valeur dans une scène « d’hommage vassalique ». Le commentaire complet de cette enluminure, la seule connue de Roger Van der Weyden est disponible sur le site en téléchargement soit audio soit en fichier pdf

L’exposition est organisée selon 3 thématiques : les pratiques des enlumineurs, les commanditaires et une galerie d’artistes.

1ère thématique : Les pratiques des enlumineurs.
Quatre centres d’intérêt permettent de découvrir les techniques de l’enluminure : Un art de la narration, les œuvres collectives, la grisaille et un exemple de Philippe de Mazerolles, libraire et chef d’atelier.

La miniature utilise deux techniques. La peinture sur parchemin, comparable à la technique de la gouache avec des couleurs couvrantes, intenses et vives. La peinture sur papier privilégie  le dessin aquarellé aux couleurs liquides.  Les feuillets déreliés du Roi Modus et du  roman de Gérard de Nevers offrent deux exemples de ces techniques et de leurs ressources.

On peut aussi comprendre comment fonctionnaient les ateliers, quelle était la technique de la grisaille (La grisaille est une peinture ton sur ton, en camaïeu utilisant plusieurs niveaux de gris, du blanc au noir) avec par exemple la Chronique de Charlemagne enluminée .

2ème thématique : Les commanditaires.

Les manuscrits comportent des images de dédicace où le commanditaire est représenté recevant le livre dans des mises en page élaborées.  Les Chroniques de Hainaut sont l’un des plus beaux exemples.  La scène que l’on peut voir est une mise en scène du pouvoir ducal.

La « Librairie » de Philippe Le Bon est présentée. Cette bibliothèque qui comptait une majorité d’ouvrages profanes à caractère luxueux fut sans équivalent au nord des Alpes. L’inventaire dressé à sa mort en 1467 fait état de 865 volumes environs.

Les bibliophiles : Les ducs entretiennent une cour fastueuse qui favorise à son tour la production de livres enluminés, réclamant les mêmes titres ou en suscitant d’autres. Aux familiers, s’ajoutent les membres de la haute noblesse. On voit des oeuvres produites pour Charles le Téméraire, son demi-frère, Antoine de Bourgogne, son épouse Marguerite d’York,  ainsi que Louis de Bruges

La Toison d’or : c’est un ordre de chevalerie fondé à Bruges, en 1430, par Philippe le Bon à l’occasion de son mariage avec Isabelle de Portugal. Réservé aux nobles les plus importants de sa cour ou aux princes étrangers, ses membres s’engageaient à faire vivre l’idéal de la chevalerie et à défendre la foi.
On peut feuilleter en ligne le Grand armorial équestre de la toison d’or 

L’antiquité révisitée : La production littéraire à la cour de Bourgogne accorde une place importante à l’Antiquité, mais celle-ci est rêvée, vue à travers le filtre médiéval où l’histoire et la légende se confondent.

La 3ème thématique : La galerie d’artistes permet de parcourir toute la production dans sa variété et ses évolutions depuis ceux qui ont encore la facture de l’école parisienne jusqu’aux bordures « ganto-brugeoises » qui annoncent une césure artistique en 1480. Gand et Bruges sont alors les deux plus gros centres de production. Les encadrements, dorés ou colorés, se remplissent de fleurs coupées, d’oiseaux et d’insectes peints en trompe-l’œil. Plus fondamentalement, les miniatures sont peu à peu conçues selon la même esthétique illusionniste que les tableaux de chevalet.

On peut ainsi voir des oeuvres de Willem Vrelant, Jean Le Tavernier, Loyset Liédet, et d’autres qu’on identifie par leur commanditaire comme le Maître d’Antoine de Bourgogne, Le Maître de Marguerite d’York, le Maître de Wavrin.

Les ressources en ligne sont absolument formidables à la fois pour préparer une visite, pour se replonger dans les manuscrits (on peut en feuilleter, zoomer sur des détails qu’on a du mal à voir dans les vitrines …)

Voici l’accès vers quelques unes de ces ressources  

  pour tous :

– l’exposition virtuelle

– les livres interactifs

– les « arrêts sur » : le contexte historique, l’art du livre.

pour les enseignants :

* un parcours découverte pour les enfants (on peut le demander à l’entrée de l’expo).

* les fiches pédagogiques pour les enseignants

l’Apocalypse
l’Armorial (L’Armorial équestre de la Toison d’or)
Jean d’Avesne   (roman en prose)
Jean Froisssard, Chroniques

On peut télécharger en complément le dossier pédagogique de l’exposition de Bruxelles qui met un accent plus fort sur la fabrication des manuscrits.

* la visite guidée des oeuvres en téléchargement (en fichiers sons, en fichiers PDF)

Pour venir avec une classe à l’exposition :

les horaires, les tarifs etc …

la basilique de Saint Denis : nécropole des rois de France

La basilique de Saint Denis est célèbre par le rôle de Suger lors de sa construction mais aussi par sa fonction de nécropole royale.

La visite guidée est vraiment passionnante, assez longue (presque 2h) mais on traverse le temps depuis la crypte avec la chapelle carolingienne d’Hilduin jusqu’au XIXè siècle avec les restaurations de Viollet le Duc.

Les photos prises au cours de cette visite sont en ligne sur Cliopohotos et sont indiquées au fur et à mesure de cette courte présentation, leurs commentaires en sont le complément.

 L’édifice religieux 
L’église s’élève sur l’emplacement d’un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de saint Denis martyrisé vers 250 avec ses compagnons Rustique et Eleuthère. Lieu de pélerinage elle est est construite au Vè siècle, en 639, le roi Dagobert est le premier roi franc à avoir sa sépulture dans la basilique de Saint-Denis. Pépin le bref s’y fait sacrer roi en 754

On peut voir encore la crypte carolingienne, vestige de l’édifice consacré par Charlemagne en 775, le chevet de Suger, et la partie reconstruite, au temps de Saint Louis, dont le [transept->http://cliophoto.clionautes.org/picture.php?/3404/category/405%5D, d’une ampleur exceptionnelle, était destiné à accueillir les tombeaux royaux.
La nef actuelle est achevée au XIIIè siècle, on utilise arc-boutants et contreforts.

En 1793, les révolutionnaires s’attaquent aux symboles de la monarchie mais la basilique échappe à la destruction totale. En 1806, Napoléon Ier ordonne la restauration du bâtiment. Puis Louis XVIII restitue à l’abbatiale son rôle de nécropole. Les travaux de restauration se poursuivent tout au long du XIXe siècle et sont dirigés par les architectes Debret puis Viollet-le-Duc à partir de 1846.

En 1966, la basilique devient cathédrale, nom dérivé de « cathedra ”, siège de l’évêque qui s’y trouve.

 La nécropole royale
Avec plus de soixante-dix gisants et tombeaux monumentaux, la nécropole royale de la basilique s’impose aujourd’hui comme le plus important ensemble de sculpture funéraire du XIIe au XVIe siècle.

Quelques Mérovingiens et Carolingiens furent inhumés dans la basilique, comme Charles Martel, Pépin le Bref ou Charles le Chauve.

C’est à partir de Hugues Capet que les souverains y furent systématiquement inhumés à quelques exceptions près.

Louis IX (saint Louis) qui n’aura de cesse de renforcer le caractère de nécropole royale de la basilique, notamment par sa commande, vers 1263, d’une série de 16 gisants (il en reste 14 aujourd’hui dont Philippe le hardi.

Un groupe de gisants est remarquable ,[celui des Valois avec les changements dans la manière de représenter les souverains : voir Charles V– . On y trouve aussi Bertrand Du Guesclin.

A cette époque on commence à embaumer les corps des souverains et apparaissent les gisants d’entrailles et les gisants de coeur.

Alors que les corps royaux des souverains médiévaux et de la Renaissance étaient inhumés, directement, sous les monuments sculptés  François 1er ou Henri II et Catherine de Médicis, les Bourbons, dès Henri IV, furent inhumés dans la partie centrale de la crypte aménagée en caveau des Bourbons. Tous ces souverains reposaient dans de simples cercueils de plomb entourés de bois.
C’est ce plomb qui a causé leur destruction pendant la Révolution : on en avait besoin pour fondre des armes.

Pendant la révolution tous les tombeaux ont été ouverts et les ossements exhumés rassemblés dans deux fosses communes à l’extérieur de la basilique. Louis XVIII les a fait regrouper dans 2 ossuaires situés dans la crypte de la basilique. De grandes plaques donnent la liste de tous ceux dont les restes sont ici.

Des tombeaux non présents dans la basilique au moment de la Révolution sont aussi rapportés ici comme :
Clovis et Childebert
Frédégonde

Ressources en ligne 

– la liste des gisants et le plan

Le dossier de presse  sur le site tourisme93 est très complet et correspond au contenu de la visite guidée que l’on peut suivre.

– Pour avoir des détails sur les différents tombeaux, consulter une base de données « Patrimoine de France » qui a été réalisée à partir des bases du ministère de la cultureMérimée  et Palissy. Cette base « Patrimoine de France » a l’avantage de regrouper en deux pages l’essentiel des liens utiles !
pour les sculptures
pour les marbres
 Renseignements pratiques

–  Coordonnées : 
Basilique de Saint-Denis
1, rue de la Légion d’Honneur
93200 Saint-Denis
tél : 01 48 09 83 54
fax : 01 48 09 83 66

– Horaires sous réserve 

Ouvert toute l’année
1er avril au 30 septembre, 10h à 18h15, dimanche 12h à 18h15
1er octobre au 31 mars, 10h à 17h15, dimanche 12h à 17h15
Dernier accès 30 mn avant la fermeture

Fermé
1er janvier, 1er mai, 25 décembre
pendant certains offices religieux

– Autres informations : 

Pour les visites avec des scolaires

– Pour plus de précision, voir le site du Centre des Monuments nationaux